RDCongo: l’escalade de la violence freine la lutte contre Ebola

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), a alerté vendredi sur l’impact croissant de la violence en République démocratique du Congo, qui compromet les efforts de riposte à l’épidémie d’Ebola, augmentant le risque de propagation dans l’est du pays.
Dans le Nord-Kivu, une attaque armée dans le territoire de Beni a fait au moins cinq morts vendredi, selon la société civile locale.
Dans le territoire de Masisi, de nouveaux affrontements ont provoqué des déplacements de population et limité les déplacements des organisations humanitaires, perturbant l’accès aux personnes dans le besoin et les opérations de lutte contre Ebola.
Dans le Sud-Kivu, les hostilités dans le territoire de Kabare ces trois derniers jours ont également causé des victimes civiles et des déplacements, contraignant le Programme alimentaire mondial (PAM) et ses partenaires à reporter la distribution de nourriture prévue.
En Ituri, un agent de santé de la zone sanitaire de Mongbwalu – épicentre de l’épidémie – a été enlevé le 8 juin par des membres d’un groupe armé et contraint de pratiquer une autopsie sans équipement de protection, illustrant les risques graves auxquels sont exposés les personnels de santé.
Le 11 juin, les autorités sanitaires ont signalé 41 nouveaux cas confirmés, portant le total à 676 dans les provinces d’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Cette semaine, le coordonnateur humanitaire par intérim, Damien Mama, s’est rendu en Ituri pour soutenir la riposte, rappelant que celle-ci doit être intégrée à la réponse humanitaire globale afin d’assurer la continuité des services essentiels aux populations vulnérables.
Malgré ces obstacles, l’ONU et ses partenaires humanitaires, en collaboration avec les communautés locales, poursuivent leurs efforts pour contenir l’épidémie.
Les Nations Unies appellent toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et à garantir un accès sûr, durable et sans entrave aux équipes médicales et humanitaires.
La surveillance, le traçage des contacts, le transport des échantillons de laboratoire, les transferts médicaux, les déploiements d’urgence et les inhumations dignes et sécurisées doivent se poursuivre sans interruption.




