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FIFA : un accord controversé avec le Maroc dévoile les manœuvres d’Infantino pour conserver son poste

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est au cœur d’une nouvelle polémique. Selon une enquête publiée par le quotidien britannique The Times, le dirigeant a proposé au Maroc de lui attribuer l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030 en échange de son soutien à sa réélection à la tête de l’instance mondiale du football.

D’après The Times, le président de la FIFA a évoqué la possibilité de faire accueillir la finale du Mondial 2030 par le Maroc, notamment dans le futur grand stade de Casablanca – dont les travaux de réalisation sont toujours en cours -, en contrepartie d’un appui politique à sa candidature.

L’information intervient alors que l’avenir d’Infantino à la tête de la FIFA est de plus en plus contesté. Le président de l’instance mondiale a récemment réuni à Rabat plusieurs hauts responsables de la FIFA dans le cadre d’une réunion de crise destinée à gérer les conséquences de son projet controversé de création d’une structure commerciale devant ouvrir une partie des droits du football mondial à des investisseurs privés.

Cette perspective se heurte toutefois aux ambitions de l’Espagne. Le président de la Fédération espagnole de football, Rafael Louzán, a réaffirmé à plusieurs reprises que son pays demeurait le principal candidat pour accueillir la finale de cette édition historique de la Coupe du monde, organisée conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Il a assuré n’avoir « absolument aucun doute » sur le fait que l’Espagne accueillera la rencontre décisive du tournoi du centenaire.

Cette nouvelle polémique survient surtout après l’échec d’un projet porté par Infantino visant à céder une participation de 20 % dans une nouvelle structure commerciale liée aux droits de la FIFA. L’opération, qui devait rapporter environ 4,2 milliards de dollars, avait suscité de fortes inquiétudes concernant la gouvernance et la transparence de l’organisation.

Le projet avait notamment provoqué l’inquiétude de plusieurs responsables du football mondial, qui estimaient qu’une telle opération risquait de transformer davantage la Coupe du monde en actif financier au bénéfice d’investisseurs privés.

La proposition finalement retirée a également révélé des divisions internes au sein de la FIFA. Des responsables de premier plan ont exprimé leur mécontentement face au manque de consultation et de transparence entourant le projet, tandis que plusieurs personnalités du football ont appelé à une remise en question de la direction de l’instance.

Les appels à la démission du président de la FIFA se multiplient désormais. Parmi les personnalités ayant publiquement exprimé leurs réserves figurent notamment l’ancien international portugais Luís Figo, ainsi que le responsable politique britannique Andy Burnham. Selon plusieurs médias, certaines fédérations européennes auraient également pris leurs distances avec Gianni Infantino, estimant que la gouvernance actuelle de la FIFA s’éloigne des principes qui ont longtemps guidé l’organisation.

Parallèlement, le Maroc se retrouve lui aussi au centre des débats. Des observateurs estiment que les récentes critiques internationales visant les autorités marocaines, notamment à la suite des tragédies migratoires survenues aux frontières de Ceuta et Melilla, risquent de rejaillir sur le dossier sportif du Royaume. Selon ces analyses, la polémique entourant une éventuelle attribution de la finale du Mondial 2030 s’ajoute à un contexte déjà marqué par une forte pression médiatique et politique.

(Al24News)

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