Afrique

Présidentielle au Nigeria : début du dépouillement des votes

Les opérations de dépouillement ont débuté samedi après-midi au Nigeria qui élit le président du pays lors d’un scrutin serré entre trois favoris, mais le vote continuait dans de nombreux endroits du fait de retards et d’incidents.

La course à la présidence semble bel et bien serrée et marquée par plusieurs défis majeurs, avec la probabilité, pour la première fois depuis 1999, d’un deuxième tour, étant donné qu’outre deux candidats favoris, la popularité galopante d’un candidat outsider est venue bouleverser le jeu politique, et le placer comme un troisième favori.

Les électeurs d’un bureau de vote à Port Harcourt (sud-est) ont commencé à compter à haute voix en même temps que les agents électoraux dépouillaient les premiers bulletins.

Plus de 87 millions d’électeurs étaient appelés dans plus de 176.000 bureaux de vote à choisir un président parmi 18 candidats, dont une femme, ainsi que des députés et sénateurs. Après deux mandats consécutifs, Muhammadu Buhari ne se représente pas en vertu de la Constitution.

A 14H30 locales (13H30 GMT), heure officielle de fermeture des bureaux, les premiers dépouillements ont
commencé à Lagos (sud-est) ou encore à Abuja (centre) où le vote s’est déroulé globalement dans le calme.

En fin d’après-midi, le scrutin se poursuivait dans plusieurs bureaux à travers le pays comme à Anambra (sud-est) ou Kano (nord), où les électeurs ont commencé à voter bien après 08H30 (heure d’ouverture officielle), principalement à cause de retards dans le déploiement du matériel ou des défaillances techniques.

C’est la première fois que des nouvelles technologies sont utilisées à l’échelle nationale.

L’identification des électeurs par reconnaissance faciale et digitale devait limiter les fraudes et permettre le transfert électronique des résultats.

APS

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