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Algérie : lancement prochain de la réalisation d’un institut de traitement par cellules souches

L’Algérie s’apprête à lancer les travaux de réalisation d’un institut de traitement par cellules souches durant le mois en cours à Alger. C’est ce qu’a annoncé le ministre algérien de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, soulignant que cette thérapie représente aujourd’hui, à l’échelle mondiale, l’une des solutions les plus prometteuses pour le traitement de maladies incurables, notamment le cancer et les maladies rares.

Le ministre s’exprimait lors d’une intervention sur « l’implantation de l’industrie pharmaceutique en Algérie, entre sécurité médicamenteuse et concrétisation des orientations stratégiques de l’Etat », présentée devant la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la sécurité sociale au Conseil de la nation, sous la présidence du professeur Habib Douaghi, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali.

A cet effet, M. Kouidri a indiqué que cet institut, relevant du groupe Saïdal et dont la réalisation sera supervisée par le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, sera parachevé en l’espace d’une année, soulignant que le projet en question permettra de relever le défi et de placer l’Algérie parmi les pays leaders dans le domaine des technologies médicales modernes, et ce, en sus de contribuer à réduire la facture d’importation des médicaments chimiques et d’améliorer la prise en charge des malades.

Il a évoqué aussi des projets structurants à dimension nationale et régionale, en cours de préparation, concernant la branche des matières premières efficaces et des intrants industriels, soulignant que le secteur est en phase de développer une base locale pour la production d’intrants pharmaceutiques, l’objectif étant de couvrir 50% des besoins de l’industrie nationale d’ici 2027.

Ces projets concernent notamment la production de principes actifs destinés aux antibiotiques, aux hormones, aux médicaments anticancéreux, aux traitements du diabète ainsi qu’aux anti-inflammatoires, a-t-il ajouté, faisant état d’un projet d’usine de fabrication de vaccin et d’un centre de recherche en virologie qui sera doté d’une unité de production de vaccins à usage humain et vétérinaire, ce qui permettra de réduire les importations dans ce domaine et de renforcer la position de l’Algérie en tant que hub régional.

Dans ce contexte, le ministre a évoqué la réalisation d’une unité de stérilisation des dispositifs médicaux, affirmant que ce projet contribuera au soutien de l’industrie nationale, à la réduction des coûts et à l’amélioration de la compétitivité du produit local par rapport aux produits importés, tant en matière de qualité que de prix.

S’agissant de la dimension continentale des projets du secteur, M. Kouidri a indiqué que les efforts se poursuivent pour concrétiser un projet de centre logistique régional relevant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la Conférence ministérielle sur la production locale des médicaments et des technologies de santé en Afrique, tenue à Alger en novembre dernier.

Il a expliqué que ce projet s’inscrit dans le cadre du renforcement de la position stratégique de l’Algérie au niveau international et en concrétisation des orientations stratégiques de l’Etat visant à ancrer la place de l’Algérie en tant qu’acteur régional pivot dans le domaine de l’industrie pharmaceutique.

Ce projet structurant vise également, ajoute le ministre, à faire de l’Algérie une plateforme logistique régionale permettant de relier les marchés africains à leurs homologues européens, et contribuera à soutenir le processus de réalisation de la souveraineté sanitaire du continent africain à travers la valorisation de la production nationale et l’intégration de l’Algérie dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Dans le cadre du renforcement de la sécurité sanitaire nationale, à travers la garantie d’un approvisionnement régulier en médicaments essentiels, dispositifs médicaux et autres produits pharmaceutiques, le ministre a indiqué qu’un plan d’action intégré a été mis en place, reposant principalement sur le renforcement et le développement d’une industrie pharmaceutique intégrée et compétitive, l’accroissement des capacités nationales de production, le développement et la diversification de la chaîne de production, l’augmentation du taux d’intégration industrielle, l’encouragement de la sous-traitance locale, l’encouragement du développement de la sous-traitance industriel, ainsi que la promotion de l’investissement dans les domaines de la chimie pharmaceutique et de la biochimie.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le président de la commission, Habib Douaghi, a affirmé que la localisation de l’industrie pharmaceutique constitue l’un des piliers fondamentaux de la sécurité sanitaire, en conformité avec les orientations du président de la République, qui insiste sur la nécessité de réaliser la sécurité médicamenteuse en tant que composante essentielle de la souveraineté nationale et de garantir la disponibilité régulière de médicaments de qualité.

Cette orientation s’inscrit, a ajouté M. Douagui, dans le cadre d’une vision stratégique globale de l’Etat visant à diversifier l’économie nationale, à renforcer les capacités de production et à assurer une meilleure maîtrise des chaînes de production et du savoir-faire.

(APS)

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