Maroc : un hôpital refuse d’admettre un enfant gravement malade
Une vague d’indignation traverse le royaume après un nouvel incident de refus de soins à un patient gravement malade dans un hôpital. Ce scandale survient quelques semaines seulement après qu’un établissement de Taza a refusé d’admettre un homme, contraint d’attendre de longues heures avant de succomber à sa maladie.

Le refus de l’hôpital universitaire de Fès d’admettre en urgence un enfant gravement malade a déclenché une vive polémique au Maroc. L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, a ravivé la colère contre la dégradation des services publics hospitaliers.
Beaucoup dénoncent un système de santé à bout de souffle, tandis que le Makhzen concentre ses priorités sur des projets secondaires, loin des besoins essentiels de la population.
Selon l’Association marocaine des droits de l’homme, « l’opinion publique est profondément préoccupée par le sort de l’enfant W.Ch., victime d’un grave accident de la route ». Souffrant de fractures crâniennes et d’une hémorragie cérébrale, il avait été transféré de l’hôpital régional Ibn Baja de Taza vers le CHU de Fès.
Or, d’après l’association des droits humains, la famille a été abasourdie de voir son fils refusé à l’admission malgré la gravité de son état, contrainte d’attendre de longues heures dans des conditions éprouvantes à l’extérieur de l’hôpital.
L’Association marocaine des droits de l’homme a exprimé de sérieuses inquiétudes quant au respect du droit à la santé et à l’accès aux soins dans les hôpitaux publics du royaume. Le refus d’admission d’un enfant en état critique révèle l’incapacité des structures hospitalières à répondre aux urgences vitales, mettant en évidence une contradiction flagrante avec leur mission première.
« Une enquête administrative et médicale urgente s’impose afin de déterminer les circonstances de l’incident, d’établir les responsabilités et de révéler au public les véritables raisons du refus d’admission de l’enfant », a insisté l’association.
Ce scandale survient à peine deux semaines après un autre drame à Taza, où un citoyen marocain est mort devant les urgences de l’hôpital régional, faute d’admission et d’assistance médicale.
« Ce décès constitue une honte indélébile pour un système de santé défaillant, où les vies des citoyens sont laissées à leur sort devant les portes des hôpitaux », avait dénoncé l’Association Marocaine des Droits Humains.
La vidéo de son agonie, devenue virale, avait déjà provoqué une vague d’indignation et mis en lumière l’échec d’un système hospitalier incapable de répondre aux besoins les plus élémentaires.
(Al24News)




