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Près de 36.000 enfants victimes d’armes explosives entre 2021 et 2025, selon l’Unicef

Près de 36.000 enfants ont été tués ou blessés par des armes explosives entre 2021 et 2025, déplore le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) qui s’inquiète face à l’augmentation de la proportion d’enfants victimes d’armes explosives, passée de 54% en 2021 à plus de 72% en 2025.

Dans une analyse publiée récemment, l’Unicef a averti que l’utilisation d’armes explosives est à l’origine de plus des deux tiers des morts et des mutilations d’enfants enregistrées entre 2021 et 2025, une période durant laquelle plus de 35.900 enfants ont été tués ou gravement blessés dans des contextes de guerre.

L’analyse intitulée « Armes explosives dans les zones peuplées » souligne que ce type d’armement « enregistre une incidence croissante dans différents scénarios de guerre » et précise qu’il était lié à près de 66% des décès et des blessures graves subies par des enfants durant ces années.

Ce document élaboré à partir des données contenues dans les rapports du secrétaire général des Nations unies sur les enfants et les conflits armés, montre que la proportion des victimes infantiles associées à des armes explosives a continué d’augmenter de manière continue.

En 2021, elles représentaient 54% des cas et en 2025, elles ont dépassé 72%. La majorité de ces épisodes se concentrent en Palestine, Birmanie, Syrie, Afghanistan, Soudan et Yémen. « Aucun autre type d’arme ne tue ou ne blesse plus d’enfants que les armes explosives. (…) En 2021, pour la première fois, les armes explosives ont causé plus de la moitié de toutes les victimes infantiles vérifiées. Cette tendance a continué à s’aggraver année après année », relève le texte.

Le document souligne que les opérations militaires aériennes sont devenues la principale cause de victimes infantiles à l’échelle mondiale, représentant 30% de tous les cas vérifiés durant ces quatre années. Le nombre d’enfants tués ou blessés par ce type d’actions a explosé à partir de 2022, atteignant les niveaux les plus élevés en 2023 et 2025. Cette augmentation est surtout liée à l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza, bien que le rapport identifie également des augmentations significatives en Birmanie, Soudan et Liban.

L’organisation met également l’accent sur le risque croissant lié à l’utilisation de drones. Malgré le manque d’informations, l’Unicef indique que des données et la documentation disponibles en découlent trois conclusions principales: « Tout d’abord, les dommages causés par les drones armés aux enfants ont atteint un seuil symbolique et sont une source de préoccupation mondiale, avec plus de 1.000 enfants confirmés comme morts ou mutilés lors d’attaques de drones armés entre 2021 et 2025 ».

En second lieu, le rapport conclut que l’utilisation de drones armés élargit le rayon géographique des hostilités, augmentant le danger pour les mineurs dans des zones qui n’étaient auparavant pas directement exposées au feu croisé. « Les drones armés peuvent parcourir de longues distances et affecter des zones bien au-delà des lignes de front traditionnelles », ajoute l’analyse de l’Unicef.

« En troisième lieu, bien que peu documenté, l’impact psychologique des drones armés sur les enfants est significatif. Le bruit constant des drones armés et la difficulté de les distinguer des non armés peuvent générer une détresse psychologique, de la peur, de l’anxiété et un sentiment d’impuissance constants chez les enfants », déplore l’Unicef.

L’agence de l’ONU appelle, dans ce contexte, toutes les parties en conflit à prendre des mesures pour « protéger et garantir le respect des droits des enfants, y compris en mettant fin à l’utilisation d’armes explosives dans les zones peuplées et en tenant les auteurs de violations graves contre l’enfance responsables ».

(APS)

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