Nouvelle-Calédonie: les indépendantistes ruent dans les brancards
Les indépendantistes, qui avaient déjà appelé au boycott du référendum d’autodétermination de la Nouvelle Calédonie, organisé hier dimanche dans l’archipel toujours dans le giron de la France, sont sortis du bois, lundi, pour retoquer et la légitimité et la validité du scrutin.
Droits dans leurs bottes, ils fustigent un référendum non conforme, à leurs yeux «à l’esprit et à la lettre de l’accord de Nouméa», tel que relayé par des médias ;estimant, comme ils l’avaient mis en avantdans leur mot d’ordre de ne pas aller aux urnes, qu’il était impossible d’organiser «une campagne équitable» alors que l’archipel était touché depuis septembre par l’épidémie de Covid-19 et la population kanak plongée dans le deuil, avaient- ils soutenu alors.
Chose qui a amené, du reste, l’effondrement du taux de participation à 43% mais qui a consacré une écrasant victoire des partisans du non avec 96,49% des voix contre seulement 3,51% pour les partisans du oui, selon les résultats définitifs.
En France métropolitaine, un tel succès a été diversement apprécié. Et Si Jean-Luc Mélenchon, le chef du mouvement La France insoumise a rallié la thèse des indépendantistes, le président Emmanuel Macron y est allé d’une jubilation béate, se gargarisant de ce que «La France est plus belle car la Nouvelle-Calédonie a décidé d’y rester».



