Forum social mondial : appels à renforcer la solidarité entre les femmes africaines et à faire entendre leur voix dans le monde

La situation des femmes africaines face aux défis politiques, sécuritaires et économiques auxquels est confronté le continent a constitué, vendredi à Cotonou (Bénin), l’un des principaux thèmes des travaux du Forum social mondial, lors desquels des militantes issues de plusieurs pays africains ont partagé leurs récits de résistance à la colonisation, aux conflits et à la pauvreté.
Intervenant lors d’ateliers consacrés aux droits des femmes, des militantes ont souligné « l’importance de renforcer la solidarité entre les femmes africaines et de faire entendre leur voix à l’échelle mondiale ».
Dans ce cadre, Thérèse Kolongo, avocate et militante des droits de l’homme de la République démocratique du Congo, a estimé que les femmes africaines demeurent affectées par la situation dans leurs pays, qui « continuent de subir les conséquences de l’impérialisme » et « ne bénéficient toujours pas de leurs richesses naturelles », une réalité qui se traduit, a-t-elle dit, par « la persistance de la pauvreté et de la marginalisation ».
Elle a également souligné que « la cause des femmes sahraouies fait partie des dossiers qu’il faut défendre et mettre en avant à travers le monde ». Dans le même contexte, la Secrétaire générale de l’Union nationale des femmes sahraouies, Chaba Sini Ibrahim, a mis en lumière la situation des femmes sahraouies, notamment dans les territoires occupés. Elle a évoqué dans son intervention « les conditions de vie des femmes sahraouies dans les territoires occupés, les mauvais traitements qu’elles subissent ainsi que le blackout médiatique entourant la situation des droits de l’homme au Sahara occidental », tout en rappelant « le sort des détenus politiques sahraouis dans les geôles marocaines ».
A cette occasion, Chaba Sini Ibrahim a lancé un appel aux femmes participant au Forum, les invitant à « manifester leur solidarité avec les femmes sahraouies » et à « contribuer à briser le blackout médiatique systématique imposé par l’occupation marocaine ».
(APS)




