L’UA entend obtenir la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf, entend plaider lors de la session de l’Assemblée générale de l’ONU pour l’élargissement de la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies, a annoncé lundi le service de presse de l’UA. M. Youssouf est arrivé à New York pour participer à la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Selon l’UA, l’un des messages clés de sa délégation sera la nécessité de donner à l’Afrique une voix plus forte dans les décisions mondiales.
L’Union entend œuvrer pour un système multilatéral plus représentatif, plus juste et plus efficace, y compris une représentation pleine et entière du continent au Conseil de sécurité de l’ONU et dans les institutions financières internationales.
Parmi les autres priorités figurent le renforcement du rôle des pays africains dans le maintien de la paix et de la sécurité, le développement de l’intégration continentale et les transformations économiques. L’Union entend également promouvoir les positions de l’Afrique sur le changement climatique, la santé mondiale, le commerce, les technologies et le développement durable.
L’Union africaine réclame depuis plus de vingt ans l’élargissement de la représentation du continent au Conseil de sécurité de l’ONU.
La position commune, consacrée par le Consensus d’Ezulwini et la déclaration de Syrte de 2005, prévoit l’octroi aux pays africains d’au moins deux sièges permanents avec tous les pouvoirs, y compris le droit de veto tant qu’il subsiste, ainsi que de cinq sièges non permanents au total.
C’est l’UA elle-même qui doit choisir les candidats africains aux sièges permanents.
Le Conseil de sécurité compte actuellement 15 membres.
Trois sièges non permanents sont occupés par des pays africains: la République démocratique du Congo, le Liberia et la Somalie. Les pays du continent n’ont aucun siège permanent.



