L’ONU et l’UA plaident pour une réforme du système financier et un renforcement de la paix en Afrique

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, ont appelé à renforcer les efforts en faveur d’une réforme de l’architecture financière internationale et à consolider les mécanismes africains de paix et de sécurité, lors d’une réunion à New York en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Dans un communiqué publié lundi, l’UA a indiqué que les discussions ont porté notamment sur « la durabilité de la dette africaine et la nécessité de permettre au continent de tirer davantage de valeur de ses ressources minérales critiques ».
Les deux responsables ont également souligné l’importance de « renforcer l’architecture africaine de paix et de sécurité, en mettant l’accent sur la diplomatie préventive, la médiation et la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de solutions conduites par les Africains ».
Les échanges ont porté sur plusieurs situations de crise sur le continent, notamment au Sahel, en Libye, au Soudan, au Soudan du Sud, en Somalie et en République démocratique du Congo (RDC).
Concernant la RDC, l’ONU et l’UA ont réaffirmé leur soutien aux efforts de médiation menés par le Togo en vue de contribuer au règlement de la crise dans l’est du pays.
La réunion a également permis d’examiner les répercussions des conflits, des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et des difficultés affectant les principaux passages maritimes sur les économies africaines et la sécurité alimentaire du continent.
Les deux parties ont, en outre, évoqué les effets des événements climatiques sur les économies africaines et la sécurité alimentaire.
A cette occasion, l’ONU et l’UA ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération et leur coordination sur les questions de paix et de sécurité, de financement du développement et de sécurité alimentaire, ainsi que de poursuivre leurs efforts pour finaliser leur feuille de route commune au-delà de 2026.



