Les Equatoriens aux urnes pour élire un nouveau président

Près de 13,4 millions d’électeurs sont attendus aux urnes dimanche en Equateur pour le second tour de la présidentielle entre une avocate socialiste, dauphine de l’ex-président Rafael Correa, et un candidat libéral.
Ce face-à-face aboutira soit à l’élection de la première femme à la tête du pays d’Amérique du Sud, Luisa Gonzalez, soit à celle du plus jeune président de son histoire moderne, Daniel Noboa, fils d’un richissime homme d’affaire, magnat de la banane.
Le vote débutera à 7H00 locales (12H00 GMT) pour se terminer à 17H00 (22H00 GMT) dans 4.390 bureaux de vote.
Près de 100.000 militaires et policiers au total seront déployés sur tout le territoire pour assurer la sécurité du vote, l’avant 1er tour du 20 août ayant été marqué par l’assassinat de l’un des principaux candidats, un ex journaliste portant un fort discours anti-corruption.
Les résultats sont attendus dans la soirée. Les deux candidats, portant tous deux un gilet pare-balle à chacune de leur apparition publique, voteront chacun dans leur bastion, M. Noboa à Santa Elena (sud-ouest), et Mme Gonzalez à Canuto (ouest).
Mais le ou la nouvelle élue n’aura que peu de temps pour tenir ces promesses mirobolantes: il ou elle gouvernera jusqu’à début 2025, terme du mandat du président sortant Guillermo Lasso qui avait convoqué des élections anticipées pour éviter sa destitution sur fond d’accusations de corruption.
Le nouveau dirigeant héritera d’un pays plongé dans une vague de violences sans précédent, qui souffre d’une corruption endémique et d’institutions fragilisées.
Agences




