La CEDEAO ouvre le dossier du Burkina Faso : des sanctions dans les tuyaux
Les pays membres de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédeao), se réunissaient, vendredi, lors d’un sommet virtuel pour plancher sur la crise au Burkina Faso ; après le coup d’Etat militaire, lundi passé, qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré.
Les Etats ouest-africains qui ont fermement condamné le putsh dans un premier temps, n’écartent pas l’éventualité de sanctions en conséquence. A tout le moins devraient- ils prononcer la suspension Burkina Faso des instances de l’organisation.
Anticipant de telles mesures, le nouvel homme fort du Burkina Faso, le lieutenant- colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a semblé vouloir prendre les devants, estimant que son pays avait « plus que jamais besoin de ses partenaires », a-t-il affirmé, jeudi soir à la télévision nationale, dans sa première allocution depuis sa prise de pouvoir.
Damiba qui s’est dit « comprendre les doutes légitimes » suscités par son coup d’Etat, s’est fait fort d’assurer que son pays allait continuer à respecter ses engagements internationaux, notamment sur les droits de l’homme ainsi que le respect l’indépendance de la justice.
Soutenant que la sécurité restait sa priorité, le lieutenant-colonel Damiba s’est engagé, enfin, à œuvrer au retour à une vie constitutionnelle normale, « Lorsque les conditions seront réunies », conclura- t- il ; sans en préciser d’agenda.




