Le président du Parlement africain plaide pour une Afrique affranchie des ingérences étrangères

Le président du Parlement africain, Fateh Boutbig,, a dénoncé la présence en Afrique de « mercenaires », « lobbies » et « entités étrangères » cherchant, selon lui, à porter atteinte à l’unité du continent.
Dans un entretien accordé à AL24 News, il a estimé que son élection à la tête du Parlement africain représente « un acquis pour l’Algérie » et une reconnaissance supplémentaire de la place qu’occupe le pays sur la scène africaine.
Boutbig a affirmé que cette élection traduit « les ambitions » portées par l’Algérie sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune, notamment en matière de coopération, de dialogue et de promotion de la paix sur le continent.
Il a également estimé que « certaines entités et certains pays » cherchent à « exporter les crises » et à alimenter les tensions afin de favoriser des « interventions étrangères » destinées, selon lui, à exploiter les richesses africaines.
Le responsable africain a par ailleurs plaidé pour « neutraliser les ingérences étrangères » et préserver une prise de décision « strictement africaine ».
Concernant le Sahara occidental, il a appelé l’ONU à « regarder la situation du peuple sahraoui » et assuré que le Parlement africain défendra son droit à l’autodétermination.
Il a enfin considéré que l’adoption par l’Algérie d’une loi criminalisant le colonialisme français constitue « un message souverain clair » adressé aux pays africains encore marqués par les séquelles de la colonisation.



