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Assemblées annuelles de la BAD : appel à accélérer l’intégration économique africaine

Plusieurs dirigeants africains ont appelé, lundi à Brazzaville, à l’occasion de la “Journée de l’Afrique” organisée en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, à renforcer la souveraineté économique du continent et à accélérer le processus d’intégration africaine, dans un contexte marqué par les profondes mutations géopolitiques et économiques mondiales.

Dans son allocution, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf, lue en son nom par Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission, il a souligné que le continent africain est parvenu aujourd’hui, à travers ses institutions, à bâtir des instruments de financement et de développement économique inclusif.

Il a affirmé que la Banque africaine de développement représente « l’une des réalisations institutionnelles les plus importantes de l’unité africaine », au regard de son rôle dans le renforcement de la souveraineté économique du continent et sa capacité à financer son développement avec ses propres ressources.

Dans ce cadre, Ali Youssouf a souligné que l’Afrique, avec l’appui de ses institutions financières, est en mesure d’ouvrir « de nouvelles perspectives d’intégration et de développement ». Il a également relevé que le continent consolide progressivement sa présence et son influence sur la scène internationale, notamment après l’accession de l’Union africaine au statut de membre permanent du G20.

Le président de la Commission de l’UA a aussi affirmé que le continent « poursuit sa défense d’un ordre international plus juste et plus représentatif », réitérant l’appel pour une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU afin de corriger « l’injustice historique » faite à l’Afrique.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, a souligné, de son côté, que la création de la BAD s’inscrivait dans la continuité de la vision des dirigeants africains, au lendemain de l’indépendance de nombreux pays du continent, et visant à atteindre la souveraineté économique de l’Afrique.

Ould Tah a ainsi affirmé que l’Afrique dispose d’énormes potentialités et de ressources stratégiques lui permettant de se tailler une place dans l’échiquier économique mondial, appelant à renforcer la solidarité et l’intégration afin de faire face aux défis liés au climat, à la sécurité alimentaire, à l’eau et à l’énergie.

Il a également insisté sur le fait que la mise en place d’une « nouvelle architecture financière africaine » constitue l’une des clés essentielles pour parvenir à une véritable indépendance économique du continent, dans un monde marqué par la montée des tensions et des clivages géopolitiques.

Pour sa part, le président en exercice de l’UA et président du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a appelé à renforcer l’unité africaine et à accélérer le processus d’intégration continentale, notamment à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), notant qu’elle constitue l’un des principaux leviers de promotion du commerce intra-africain, de création d’emplois, de soutien à l’industrialisation et de consolidation de la souveraineté économique du continent.

De son côté, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a appelé au renforcement de la solidarité africaine et à l’accélération de l’intégration continentale, soulignant que l’Afrique est aujourd’hui appelée à bâtir un espace économique unifié fondé sur la libre circulation des personnes et des biens ainsi que sur le développement de grandes infrastructures transfrontalières.

Dans ce cadre, il a mis en avant la décision de son pays d’exempter, à compter du 1er janvier 2027, les ressortissants de tous les pays africains de l’obligation de visa d’entrée en République du Congo, considérant cette mesure une concrétisation de l’engagement en faveur d' »une Afrique unie, souveraine et prospère ».

Les travaux des Assemblées annuelles du groupe de la BAD se poursuivront jusqu’à vendredi dans la capitale du Congo, avec la participation de plus de 3000 délégués, représentant les 81 pays membres de la banque, dont l’Algérie.

 

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