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Iran : le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à satisfaction des exigences de Téhéran

Le détroit d’Ormuz restera fermé tant que les États-Unis n’auront pas respecté les engagements prévus dans le protocole d’accord conclu en juin, a affirmé mardi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, également président du Parlement.

Dans un discours diffusé par la télévision d’État, M. Ghalibaf a indiqué que la réouverture du détroit, passage stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures, était conditionnée à la mise en œuvre des engagements américains.

Téhéran exige notamment la levée du blocus naval imposé par Washington, le dégel des avoirs iraniens, la fin de l’embargo pétrolier ainsi que l’arrêt des opérations militaires américaines sur l’ensemble des fronts.

Le détroit avait été verrouillé par l’Iran après l’attaque américano-sioniste du 28 février. Cette fermeture, qui affecte une voie essentielle au transit des hydrocarbures, avait entraîné une forte hausse des prix du pétrole. Les États-Unis avaient, de leur côté, instauré un blocus visant les ports iraniens.

Un cessez-le-feu conclu en avril avait été suivi, en juin, par un protocole d’accord destiné à ouvrir la voie à des négociations de paix. Cet arrangement avait brièvement permis la réouverture du détroit avant que le processus ne s’enlise.

Malgré une récente accalmie sur le terrain, les efforts diplomatiques menés par les médiateurs semblent aujourd’hui marquer le pas. L’émissaire américain Jared Kushner, également gendre du président Donald Trump, s’est néanmoins montré optimiste lundi, qualifiant les discussions entre Washington et Téhéran de « très positives et animées ».

Reconnaissant le manque de confiance entre les deux parties, il a toutefois souligné leur implication dans les négociations. Selon lui, Donald Trump entend faire preuve de patience et ne cherchera pas à conclure un accord dans la précipitation.

Parallèlement, l’Iran et Oman poursuivent depuis plusieurs semaines leurs discussions sur les conditions de passage des navires dans le détroit d’Ormuz, situé entre les deux pays et dont Téhéran revendique le contrôle.

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