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Réunion ministérielle sur le SoutH2 Corridor à Alger : la dimension stratégique du projet soulignée par les ministres européens

Des ministres européens ont souligné, jeudi à Alger, les dimensions stratégique et économique du projet SoutH2 Corridor pour l’acheminement d’hydrogène vert vers l’Europe, insistant sur la nécessité de passer à la mise en œuvre effective, de manière à renforcer la coopération énergétique entre l’Algérie et l’Europe, et à ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement et de développement sur les deux rives de la Méditerranée.

Lors des travaux de la 2e Réunion ministérielle sur le projet SoutH2 Corridor, au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, le ministre fédéral autrichien de l’Economie, de l’Energie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer, a estimé que ce projet doit devenir le « symbole de partenaires solides » dans un monde en mutation où « trouver de nouveaux partenaires fiables est une nécessité ».

Hattmannsdorfer a souligné l’importance de l’énergie dans les transformations géopolitiques et économiques que connaît le monde, insistant sur la nécessité de garantir une énergie sûre et propre à l’ensemble des partenaires. Il a, en outre, évoqué la contribution attendue du projet à la création de nouvelles opportunités en Algérie en termes d’investissements et d’emplois générés dans le cadre du partenariat, appelant à l’élaboration d’un plan d’action aux contours clairs pour la prochaine étape.

De son côté, le secrétaire d’Etat au ministère fédéral allemand des Affaires économiques et de l’Energie, Frank Wetzel, a souligné que le projet SoutH2 Corridor revêt pour l’Europe une « grande importance stratégique », car il vise à assurer des approvisionnements compétitifs et durables en hydrogène.

Après avoir souligné la nécessité pour ce projet de bénéficier à toutes les parties, il a évoqué la croissance économique que le projet devrait générer pour l’Algérie et les pays européens, réaffirmant la disponibilité des entreprises allemandes à le concrétiser.

Pour sa part, le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, a mis avant l’importance de la coopération entre les pays européens et l’Algérie pour la réalisation du projet SoutH2 Corridor, au regard des évolutions géopolitiques que connaît le monde. L’hydrogène constitue l’une des principales solutions pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone, a-t-il relevé, mettant en exergue l’importance du projet dans la création d’une opportunité de coopération économique et d’un marché « robuste » de l’hydrogène entre les deux rives de la Méditerranée.

A ce titre, M. Fratin a également fait savoir que le projet avait été classé par l’UE comme « projet d’intérêt commun », en sus d’autres reconnaissances à même de faciliter son financement et, par conséquent, sa concrétisation sur le terrain. Le ministre tunisien de l’Equipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Slah Zouari, a, quant à lui, souligné l’importance de ce projet dans le renforcement de l’intégration énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe, le développement des infrastructures communes entre les pays de la région et l’ouverture de la voie à une coopération plus large dans le domaine des énergies renouvelables et des technologies propres.

Dans ce sillage, M. Zouari a estimé que le passage du projet du stade de l’idée à celui de réalisations économiques concrètes nécessite des partenariats à long terme entre les pays producteurs, les pays consommateurs et les investisseurs, relevant que le développement de corridors énergétiques fiables et efficaces pourrait constituer l’un des principaux axes de la coopération future entre les deux rives de la Méditerranée.

L’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, a indiqué que le SoutH2 Corridor est un projet d’intérêt commun, ce qui permet de mobiliser l’ensemble des capacités de financement européennes en faveur de cette initiative. La 2e réunion ministérielle, dont les travaux ont pris fin jeudi après-midi, avait été ouverte dans la matinée par le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, en présence du ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, du ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, ainsi que des ambassadeurs des pays concernés par le projet d’hydrogène vert et des représentants des entreprises engagées dans le projet.

(APS)

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