EuropeInternational

Haro sur les lieux de culte musulmans en France

Le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, a annoncé, mardi sur la chaîne Cnews, avoir enclenché une procédure de fermeture administrative de la Grande mosquée de Beauvais, au nord de l’hexagone.

Une mesure pouvant aller jusqu’à six mois, a précisé Darmanin, pointant des prêches  «radicaux tout à fait inacceptables», dira-t-il, sur les chrétiens, les juifs et les homosexuels.

Plus nuancée, mais  abondant dans le même sens, la préfecture du département de l’Oise, citée par l’Afp, envisage de confirmer la même décision, sur la base de prêches «incitant à la haine, la violence et faisant l’apologie du jihad».

L’un dans l’autre, ces deux déclarations semblent constituer un fourre- tout, d’où retentit le haro sur les lieux de culte musulmans en France.

Gage, encore un, de bonne volonté de la ‘’Macronie’’ à l’extrême droite, dans cette veillée d’armes de la présidentielle 2022 ? 

In fine, l’Hôtel de Beauvau y va  de ses stats. dans ce champ, alignant chiffres et bons points.

 Sur ce plan, le Département de Gérald Darmanin met en avant  que  2623 mosquées et salles de prières étaient  établies sur le territoire français; dont 99 étaient soupçonnées de séparatisme et «contrôlées au cours de ces derniers mois», est-il précisé, de façon non fortuite, à priori.

A cela s’ajoute 21 lieux de culte, actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d’une décision judiciaire, d’une reprise de bail, de travaux ou d’une fermeture administrative, et 6 faisant  l’objet d’une instruction qui permettra d’engager une fermeture, «notamment sur la base de la loi sur le séparatisme», selon la même source.

Enfin, l’Intérieur français note que pour 36 lieux de culte, les contrôles ont permis de démontrer «que la loi de la République y était strictement respectée» ,retenant l’exemple de ceux  où s’étaient opérés «des changements d’imam ou de gouvernance associative», a-t-il appuyé. CQFD !

a indiqué le ministère.

 En outre, « 21 lieux de culte sont actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d’une décision judiciaire, d’une reprise de bail, de travaux ou d’une fermeture administrative », six « font l’objet d’une instruction qui permettra d’engager une fermeture, notamment sur la base de la loi séparatisme ».

La « loi confortant le respect des principes de la République », dite contre

le « séparatisme », promulguée en août, contient une batterie de mesures portant sur la neutralité du service public, la lutte contre la haine en ligne, l’encadrement de l’instruction en famille, le contrôle renforcé des associations, la transparence des cultes et de leur financement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page