Grèce: neuvième parti au parlement après la défection de dissidents de Syriza

Un groupe de députés de gauche dissidents, issus du principal parti d’opposition, ont formalisé lundi un neuvième groupe au sein du parlement grec, une première depuis des décennies.
Le nouveau groupe a été baptisé Nouvelle Gauche, ont indiqué onze députés qui en novembre ont fait scission du principal parti d’opposition Syriza.
Le parlement grec aura dans ses rangs neuf partis pour la première fois depuis la restauration de la démocratie en 1974.
Les dissidents ont accusé le nouveau dirigeant de Syriza Stefanos Kasselakis un ex-trader de Goldman Sachs, de comportement « non démocratique » et de « détruire » le principal parti d’opposition qui a été à la tête du pays en 2015-2019.
Stefanos Kasselakis, un homme d’affaires de 35 ans qui a passé une grande partie de sa vie aux Etats-Unis, a été élu à la surprise générale à la tête du parti en septembre après les défaites successives de Syriza aux
élections générales en mai et juin, qui ont abouti à la démission d’Alexis Tsipras.
Syriza a dégringolé dans les sondages après l’élection de M. Kasselakis à la tête du parti, et s’est retrouvé à la troisième place derrière les socialistes du Pasok.
Novice en politique, M. Kasselakis a gagné à l’issue d’une campagne principalement menée sur les réseaux sociaux, affirmant qu’il voulait créer une « gauche moderne » capable de reconquérir le pouvoir.
Dans une interview lundi à Alpha TV, Kasselakis a assuré qu’il unirait les « démocrates et les progressistes » en Grèce en dépit des nombreuses défections de membres du parti qui ont suivi le départ des onze députés
dissidents.*
Agences




