Ebola : six membres de la Croix-Rouge blessés dans l’est et le nord-est de la RDC

Plusieurs organisations de la Croix-Rouge se sont dites « préoccupées » lundi par des attaques ayant blessé six membres de leur personnel la semaine dernière dans l’est et le nord-est de la République démocratique du Congo, où sévit une épidémie d’Ebola.
« Cent jours après la déclaration officielle de l’épidémie d’Ebola, 12 volontaires ont été blessés, des ambulances endommagées dont une incendiée et du matériel d’intervention détruit au cours de 11 incidents violents », ont annoncé dans un communiqué les Croix-Rouge de la RDC (CRRDC) et de l’Ouganda (URCS), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge (FICR) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Ces organisations se sont dites « profondément préoccupées » par une nouvelle série d’attaques ces derniers jours.
Le 19 août, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, « trois volontaires qui participaient à des activités humanitaires dans le cadre de la riposte à la maladie à virus Ebola ont été violemment agressés et blessés par un groupe d’individus ».
Du matériel a aussi été détruit, indiquent les organisations.
De ux volontaires ont été également blessés le 18 août pendant qu’ils tentaient d’effectuer un enterrement « digne et sécurisé » dans le village de Malikuti, dans le Haut-Uélé, ajoutent-elles. La veille, un convoi de l’URCS intervenant dans le cadre de la riposte transfrontalière a été attaqué à Aru dans la province de l’Ituri.
« Un membre de l’équipe a été gravement blessé et deux ambulances de la Croix-Rouge ougandaise caillassées et vandalisées », ont encore détaillé les organisations. Mi-août, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait indiqué qu’en RDC, 12 attaques contre des centres de santé avaient été répertoriées depuis le début de l’épidémie d’Ebola.
Déclarée le 15 mai et désormais étendue à six provinces, l’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 2.500 morts en RDC, dépassant en seulement trois mois celle de 2018-2020 dans l’est de la RDC, considérée jusqu’alors comme la plus meurtrière de l’histoire du pays.




