ActualitéAfriqueAlgerie

Le CPS de l’UA et le PAP examinent les moyens de renforcer la diplomatie parlementaire au service de la paix et de la sécurité sur le continent

L’ambassadeur d’Algérie et son Représentant permanent auprès de l’Union africaine (UA), Mohamed Khaled, en sa qualité de président en exercice du Conseil de paix et de sécurité (CPS), a coprésidé avec le président du Parlement panafricain (PAP), Fateh Boutbig, la deuxième réunion consultative entre les deux institutions.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision numéro 1160 du CPS, adoptée lors de sa réunion tenue le 30 juin 2023, portant institutionnalisation des consultations annuelles entre les deux institutions, ainsi que du suivi des conclusions de la première réunion tenue en juillet 2025 à Midrand (Afrique du Sud).

Elle intervient également dans le contexte du début de la septième législature du PAP, sous la présidence de M. Boutbig, offrant ainsi l’occasion de renouveler le partenariat entre les deux parties.

Lors de la séance d’ouverture, l’ambassadeur Mohamed Khaled a souligné que cette réunion constitue une « étape essentielle » pour évaluer la mise en œuvre des conclusions de Midrand 2025. C’est aussi l’occasion de passer en revue la stratégie du nouveau Bureau du PAP sous la présidence de M. Boutbig et de définir les priorités de la coopération pour la prochaine période, a-t-il ajouté. Il a, à cet égard, insisté sur la nécessité de « mettre en place des mesures communes concrètes fondées sur le dialogue et la responsabilité afin de consolider la stabilité sur le continent à travers la mobilisation de la diplomatie parlementaire ».

De son côté, M. Boutbig a indiqué que le « renforcement de la stabilité exige une complémentarité des rôles entre les institutions de l’UA », soulignant que le « Parlement constitue un partenaire complémentaire du CPS et non un substitut à celui-ci ». Il a appelé à « passer de la réponse aux crises à leur prévention, à travers l’activation des mécanismes d’alerte précoce », mettant en avant le rôle législatif du PAP dans la ratification des instruments africains et leur harmonisation avec les législations nationales.

Et d’ajouter que l’approfondissement de cette coopération contribuera à rapprocher l’action continentale des peuples et à consacrer le principe des « solutions africaines aux problèmes africains ». La séance a, par ailleurs, été marquée par les interventions de Bankole Adeoye, Commissaire de l’UA aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, des membres du Bureau du PAP et de parlementaires africains membres de cette institution continentale, lesquels ont partagé leurs analyses, visions et recommandations en vue de renforcer le rôle du PAP dans le soutien à la paix, à la sécurité et à la stabilité à travers l’Afrique.

Dans ce cadre, les membres du CPS se sont félicités de l’élaboration d’une feuille de route pour la coopération entre les deux institutions pour la période 2026-2028, présentée lors de la réunion, ainsi que de l’élaboration d’un agenda législatif parlementaire pour la paix, visant à contribuer à l’intégration des conventions continentales dans les législations nationales. Il a, à cette occasion, été convenu de lancer et d’institutionnaliser un « mécanisme de diplomatie parlementaire entre le CPS et le PAP », dans le cadre des compétences respectives des deux institutions, afin de renforcer l’agenda commun en matière de paix et de sécurité.

Il a également été convenu d’adopter des priorités spécifiques comme mesures d’intervention de ce mécanisme, notamment à travers l’envoi de missions conjointes de diplomatie préventive, le renforcement du rôle parlementaire dans les pays connaissant des transitions politiques, l’envoi, le cas échéant, de missions conjointes d’établissement des faits et d’évaluation, l’échange d’informations relatives à l’alerte précoce, le renforcement des capacités des parlementaires dans les domaines de la médiation et de la diplomatie préventive, et l’appel aux Parlements nationaux à accélérer le processus de ratification des instruments de paix et de sécurité de l’UA et leur intégration dans les législations nationales.

Au terme de la séance, les deux parties ont réitéré leur engagement à œuvrer conjointement à la réalisation des objectifs de l’UA et à l’édification d’un continent jouissant de la sécurité, de la paix et de la stabilité. Le CPS devrait publier un communiqué final contenant les recommandations issues de cette réunion.

(APS)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page