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Décès du cheikh de la zaouïa de Témacine Mohamed Laid Tidjani : le président algérien présente ses condoléances

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a adressé un message de condoléances à la famille du cheikh de la zaouïa de Témacine, Dr Sidi Mohamed Laid Tidjani, décédé jeudi à l’âge de 72 ans.

« C’est le cœur résigné à la volonté d’Allah que nous avons appris, avec une immense tristesse et une profonde affliction, le décès, survenu ce matin, du vénérable savant et cheikh éducateur, Dr Sidi Mohamed Laid Tidjani, cheikh de la zaouïa de Témacine, figure éminente et symbole religieux et scientifique de l’Algérie », lit-on dans le message de condoléances.

« En cette douloureuse épreuve, nous présentons nos sincères condoléances à la famille du défunt, aux cheikhs, aux membres et aux disciples de la zaouïa de Témacine, ainsi qu’à la communauté scientifique en Algérie, tout en nous remémorant le parcours d’un homme qu’Allah a gratifié d’un savoir religieux authentique et d’une solide formation académique, un érudit et un éducateur, qui était au service de la science et de ses semblables et qui œuvrait pour la réconciliation », a écrit le président de la République dans son message.

« Le défunt a grandi au sein d’une famille de savoir et de vertu, où il a reçu ses premiers enseignements auprès de son père, le vénérable savant Sidi Mohamed Bachir. Il a également reçu une formation religieuse à la zaouïa Tidjania de Témacine, parallèlement à ses études classiques, couronnées par l’obtention d’un doctorat en physique du solide à l’Université de Paris », a ajouté le président de la République.

« Tout au long de son parcours, il a su allier savoir, enseignement, recherche universitaire et activités administratives et pédagogiques, et a assumé plusieurs responsabilités et fonctions à l’Université de Constantine, donnant ainsi l’exemple du savant pour qui il n’existait aucune contradiction entre authenticité et modernité, ni entre sciences religieuses et sciences de l’univers, mais qui considérait, au contraire, que tout savoir est une voie au service de l’être humain et de la vie », a poursuivi le président de la République.

Et de rappeler qu' »en l’an 1420 de l’Hégire, le défunt a succédé à son père à la tête de la zaouïa de Témacine, assumant ainsi une lourde et éminente responsabilité. Il a préservé l’héritage de la zaouïa en matière de savoir, d’éducation et de spiritualité, et fut le neuvième Khalife après le Grand Khalife Sidi A li Tamacini, que Dieu lui fasse miséricorde ».

Le président de la République a également souligné que le défunt avait, tout au long de son parcours, « œuvré à la réforme et à l’unification des rangs, s’employant à rassembler, prodiguant ses conseils et veillant à apaiser les esprits et à rapprocher les cœurs », considérant que « la disparition de tels hommes ne constitue pas seulement une perte pour une famille ou une zaouïa, mais pour tout un pan de la mémoire scientifique, nationale et spirituelle de l’Algérie ».

Et d’ajouter : « ce qui nous réconforte, c’est de savoir que les connaissances qu’ils ont transmises, l’enseignement qu’ils ont dispensé, les valeurs qu’ils ont incarnées et les nobles actions qu’ils ont accomplies continueront de témoigner en leur faveur après leur disparition, conformément à la parole du Très-Haut (Quant à ce qui profite aux gens, il demeure sur la terre) ».

« En cette douloureuse circonstance, nous présentons nos sincères condoléances à la famille du défunt, aux cheikhs, aux membres et aux disciples de la zaouïa de Témacine, à la communauté scientifique en Algérie, ainsi qu’à tous ceux qui ont bénéficié de son savoir et de ses conseils, implorant Allah Tout-Puissant de les assister dans leur épreuve et de leur prêter patience et réconfort », a encore écrit le président de la République dans son message.

« Nous prions Allah Tout-puissant d’accorder au défunt de l’Algérie Sa sainte miséricorde, d’élever son rang parmi les bien-guidés, de faire de ce qu’il a accompli en matière de savoir, d’enseignement, de réforme et d’unification des rangs une œuvre inscrite à son actif, et de lui accorder la meilleure des récompenses pour son apport au service du savoir et de ses dépositaires, de sa zaouïa et de ses disciples, ainsi que de sa patrie. A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons », a conclu le président de la République son message de condoléances.

(APS)

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