Algérie-Mali : une nouvelle dynamique diplomatique au service d’un partenariat stratégique renouvelé

Les relations algéro-maliennes s’engagent sur la voie d’une nouvelle dynamique, traduisant la volonté des deux pays frères de bâtir un partenariat fondé sur des bases solides et pérennes, au bénéfice des deux peuples.
Cette orientation s’inscrit dans le prolongement d’un legs historique profondément enraciné, ainsi que des liens de fraternité et de solidarité qui ont de tout temps uni les deux parties.
Dans cette perspective, la volonté commune des dirigeants des deux pays voisins de consolider les voies de coopération et de partenariat et de les hisser à des niveaux plus ambitieux se traduit par le souci de préserver les canaux de communication, de surmonter les difficultés et de dépasser les obstacles.
Cette approche, fondée sur le dialogue, les principes de solidarité et de bon voisinage, vise à promouvoir les intérêts communs et à relever les défis auxquels est confrontée la région du Sahel.
C’est dans cette optique qu’intervient la visite de travail qu’effectue, ce lundi, le Premier ministre et chef du gouvernement de la République du Mali, Abdoulaye Maïga, en Algérie, deux semaines seulement après l’entretien téléphonique qu’il avait eu avec le Premier ministre, Sifi Ghrieb, sur instruction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Cet échange avait notamment permis de lui adresser une invitation officielle à effectuer une visite de travail en Algérie.
Au cours de cet entretien téléphonique, les deux parties avaient réaffirmé leur « attachement aux relations de fraternité, de solidarité et de bon voisinage qui unissent les deux peuples frères », tout en faisant part de « la volonté qui anime les dirigeants des deux pays d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales et de relancer la coopération dans les différents domaines ».
Cette démarche illustre l’attachement de l’Algérie et son engagement constant à préserver ses relations avec ce pays voisin et frère, en les mettant à l’abri de tout différend par le recours à la réconciliation et à l’apaisement.
Dans ce cadre, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait ordonné, en juillet dernier, le retour de M. Kamel Rétieb à Bamako, en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République algérienne démocratique et populaire auprès de la République du Mali.
Cette décision témoigne de la volonté constante et résolue du président de la République de ramener les relations algéro-maliennes à leur « trajectoire historique et naturelle », fondée sur le respect mutuel et l’attachement à l’établissement de relations de fraternité et de coopération au service des intérêts des deux pays et des deux peuples frères, mais également de l’ensemble des pays de la région sahélo-saharienne et du continent africain.
Cette décision est intervenue à la suite du retour de l’ambassadeur de la République du Mali en Algérie et de la réouverture de l’espace aérien malien aux vols en provenance ou à destination de l’Algérie.
Dans le cadre de la même démarche, les deux parties œuvrent à renforcer la coordination et à réactiver les mécanismes bilatéraux dédiés aux différents domaines de coopération, notamment ceux de nature à servir leurs intérêts communs.
Les efforts soutenus visant à relancer les mécanismes de coopération algéro-malienne s’inscrivent pleinement dans la vision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, tendant à consolider la dimension africaine de l’Algérie.
Le président de la République a, à maintes reprises, souligné que « l’Algérie a toujours été un pays frère du Mali».
Cette déclaration traduit avec clarté la position constante de l’Algérie et son soutien indéfectible au Mali, à son peuple et à ses institutions.
L’Algérie poursuit, dans ce cadre, ses efforts diplomatiques en faveur du renforcement de la coordination sécuritaire avec la partie malienne, dans le strict respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de ce pays voisin, conformément à la doctrine constante et profondément ancrée de l’État algérien.
Le renforcement de la coordination sécuritaire entre les deux pays demeure notamment dicté par la nécessité de lutter contre le terrorisme dans la région du Sahel, de faire reculer l’extrémisme et de combattre la criminalité organisée transfrontalière.
Il s’accompagne d’une volonté de donner un nouvel élan aux relations économiques et commerciales, à travers la mise en place d’un environnement propice à la promotion de la coopération transfrontalière et au développement, dans l’intérêt de la région et du continent africain.




