Uncategorized

Un rapport de presse britannique met en lumière l’attachement du peuple sahraoui à son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le journal britannique « The Telegraph », dans un long reportage, a mis en lumière les violations commises par l’occupation marocaine au Sahara occidental, mettant en évidence les souffrances des Sahraouis dans le territoire occupé, fermé à la presse internationale, ainsi que l’attachement du peuple sahraoui à sa juste cause et à son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

Le reportage a souligné que la presse étrangère fait face à des « restrictions sévères » pour accéder au territoire occupé, citant notamment l’interdiction faite par l’occupation marocaine à des journalistes étrangers d’entrer dans la région depuis des années, et rappelant, dans ce contexte, plusieurs cas de journalistes européens, espagnols et italiens, qui ont été arrêtés puis expulsés des territoires sahraouis occupés.

Dans ce contexte, l’équipe du journal britannique a documenté la surveillance dont elle a fait l’objet de la part des forces marocaines sur la route menant aux villes de Dakhla et d’El-Ayoun, dans la partie occupée du Sahara occidental, ainsi que la manière dont elle a été suivie par des « espions marocains ».

Le reportage a révélé qu’à l’entrée de la ville occupée d’El-Ayoun, le photographe du journal avait reçu, via LinkedIn, une demande de contact émanant d’un membre de la Direction générale de la sécurité marocaine. L’équipe a ensuite constaté que ses membres étaient surveillés et suivis, signalant que l’un des véhicules s’arrêtait lorsque les journalistes s’arrêtaient et se cachait derrière les dunes de sable, avant de reprendre leur filature sur la route.

Après avoir rappelé que le Sahara occidental occupé, riche en ressources naturelles, est classé par les Nations unies parmi les territoires disputés, le journal a indiqué que derrière la « façade de développement » mise en avant par le Maroc se cache une « réalité sociale plus complexe ».

Il a souligné que les ressources naturelles dont regorge le Sahara occidental, notamment les phosphates et les richesses halieutiques, sont à l’origine de la poursuite de l’occupation marocaine du territoire, rappelant la politique d’attraction menée par l’occupation pendant des décennies afin de modifier la structure démographique de la région, en faisant venir des populations du Maroc vers les territoires sahraouis occupés et en leur accordant des avantages, dans le but de faire pencher la balance démographique en sa faveur en cas d’organisation d’un référendum d’autodétermination.

Le journal britannique s’est également attardé sur l’attachement du peuple sahraoui à son droit à la liberté et à l’indépendance, indiquant avoir relevé des inscriptions sur les murs réclamant la libération des prisonniers sahraouis, ainsi que des rassemblements dirigés par des femmes sahraouies, malgré la répression sécuritaire.

Il a également souligné que la guerre au Sahara occidental entre le Maroc et le Front Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui reconnu par les Nations unies, se déroule derrière un mur de sable qui s’étend sur toute la longueur du Sahara occidental, construit dans les années 1980 et gardé par 100 000 soldats marocains, en plus des mines disséminées tout au long de son tracé.

Le journal s’est enfin penché sur l’attachement des Sahraouis à leur droit légitime à l’autodétermination et à l’indépendance, citant le militant sahraoui des droits humains Bachir Ben Taleb, président de l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par l’État marocain, dont le siège a été fermé par les autorités d’occupation en 2022.

Celui-ci a affirmé qu’il « ne se rendra pas », malgré la surveillance, les violences et l’emprisonnement dont il a fait l’objet en raison de son militantisme en faveur des droits humains, soulignant que « le droit du peuple sahraoui à l’indépendance ne peut être arraché par des accords politiques, des changements dans les alliances internationales ou le passage du temps ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page