Attaf : L’approche de l’Algérie dans la région du Sahel repose sur le soutien à la sécurité, au dialogue et à l’accompagnement des efforts de développement

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, a affirmé aujourd’hui, lundi, que l’Algérie était constamment disposée à accompagner les pays du Sahel dans la lutte contre les défis sécuritaires et de développement, à leur tendre la main et à soutenir les solutions politiques qui préservent la stabilité de la région et ouvrent à ses peuples des perspectives plus larges de développement et de progrès, en sa qualité de pays voisin et frère, et fidèle à ses engagements historiques de solidarité.
Dans un discours prononcé lors du débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, Ahmed Attaf a indiqué que l’Algérie considère la région du Sahel comme un espace unique où se croisent les défis de la sécurité, du développement et de la stabilité.
Il a rappelé la déclaration du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, selon laquelle il est impossible d’aborder le terrorisme selon une logique purement sécuritaire, tout comme il est impossible de traiter la pauvreté et la marginalisation indépendamment de l’environnement sécuritaire qui permet aux groupes terroristes et aux réseaux de criminalité organisée de se développer, de s’étendre et de s’enraciner.
Ahmed Attaf a souligné dans son discours que la sécurité et le développement ne sont pas deux trajectoires parallèles ; ils sont les deux faces d’une même pièce.
C’est pourquoi l’Algérie propose une approche fondée sur le soutien à la sécurité des pays de la région, l’accompagnement de leurs efforts de développement, l’encouragement de la réconciliation et du dialogue, ainsi que le traitement des causes qui alimentent l’instabilité, dans le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et des choix de leurs peuples.
Concernant la Libye, Ahmed Attaf a déclaré que la Libye , dont la crise est entrée dans sa seizième année, demeure un autre exemple démontrant que les crises prolongées ne trouvent pas leur voie vers une solution par l’approfondissement des divisions, mais plutôt par le dialogue, la réconciliation et l’unification des institutions.
Il a réaffirmé le soutien de l’Algérie à une solution politique, pacifique et globale menée par les Libyens eux-mêmes, ainsi que son soutien aux efforts des Nations unies et sa confiance dans leur capacité à accompagner les Libyens vers un règlement préservant l’unité de leur pays et de ses institutions, affirmant : « Les Libyens sont les seuls capables de construire le consensus qui préservera leur pays, et ils sont les seuls à décider lorsqu’il s’agit de façonner le destin de leur pays et de garantir leur avenir ».
Ahmed Attaf a affirmé que l’Algérie est pleinement convaincue que la fin des ingérences étrangères, sous leurs différentes formes et manifestations politiques, militaires et sécuritaires, constitue un élément essentiel pour créer les conditions propices à la fin de la division et à la construction d’un État libyen unique et unifié, stable et capable de décider de son avenir par la volonté de ses citoyens.
Il a ajouté que l’Algérie, partant des mêmes convictions et répondant aux mêmes impératifs, exprime son soutien constant aux autorités légitimes au Yémen et au Soudan , qui aspirent à répondre au droit de leurs peuples à la sécurité, à la stabilité, à l’unité et à la fraternité, soulignant que la vérité que l’on ne peut ignorer est qu’il est impossible de construire la paix sans développement, tout comme il est impossible de relancer le développement sans sécurité et stabilité.


