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Un an après l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, HRW dénonce la poursuite du génocide sioniste

Un an après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Ghaza, l’occupation sioniste poursuit son génocide dans l’enclave palestinienne, privant ses habitants d’eau, de nourriture et d’aide humanitaire, a dénoncé samedi, l’ONG Human Right Watch (HRW).

« Les forces sionistes continuent de tuer et de blesser des civils dans la bande de Ghaza et de priver les Palestiniens d’eau, de nourriture et d’aide humanitaire suffisantes », a indiqué HRW dans un communiqué, déplorant la poursuite « des actes de génocide et des crimes contre l’humanité commis par (l’entité sioniste) notamment les déplacements forcés et le nettoyage ethnique ».

La communauté internationale « doit prendre des mesures immédiates pour protéger les civils et garantir le respect des droits humains » dans la bande de Ghaza, a-t-elle plaidé. Selon l’ONG, un an après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu, le 10 octobre 2025, le volume de l’aide reste bien inférieur aux besoins, les voies d’accès humanitaires essentielles sont régulièrement bloquées et la reconstruction n’a t oujours pas commencé.

« Le monde extérieur se berce peut-être d’illusions dangereuses en croyant que la vie à Ghaza reprend son cours normal, mais la réalité est tout autre », a déclaré Sarah Sanbar, chercheuse par intérim sur l’entité sioniste et la Palestine à Human Rights Watch.

L’organisation rappelle qu’à l’approche de l’hiver, les familles ghazaouies vivent dans des conditions précaires, conséquences des politiques sionistes, portant atteinte à des droits humains fondamentaux tels que le droit au logement, à la santé et à l’éducation.

La quasi-totalité de la population de Ghaza, soit près de deux millions de personnes, est encore dépourvue d’abris adaptés avant l’arrivée de l’hiver, a alerté vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les secteurs de l’éducation et de la santé à Ghaza sont dévastés. La nouvelle année scolaire a débuté le mois dernier alors que 93 % des écoles étaient détruites ou endommagées.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recensé, quant à elle, 56 attaques contre des établissements de santé à Ghaza entre janvier et août 2026.

Alors qu’aucun établissement de santé n’est pleinement opérationnel, les organisations humanitaires signalent une augmentation des maladies due aux conditions de vie dans les camps et les abris surpeuplés.

HRW affirme que le risque de famine plane sur Ghaza, en raison des restrictions sionistes sur l’acheminement de l’aide humanitaire et la destruction massive des terres agricoles palestiniennes. Citant le Cadre intégré de classification des phases (IPC), l’ONG soutient que 67% de la population, soit plus de 1,4 million de personnes, « devraient être confrontés à une crise, voire à une insécurité alimentaire aiguë encore plus grave, entre juillet et décembre 2026 ».

« Alors que les dirigeants du monde entier débattent de l’avenir de Ghaza, il est impératif qu’ils s’attaquent d’urgence au droit des Palestiniens à reconstruire leur vie à Ghaza, qu’ils rejettent catégoriquement toutes les propositions (sionistes) de déplacement forcé et de nettoyage ethnique, et qu’ils soutiennent toutes les mesures de responsabilisation afin de mettre fin à la situation catastrophique des droits de l’homme à Ghaza », a affirmé HRW.

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