La responsabilité de l’ONU demeurera engagée jusqu’à ce que le peuple sahraoui recouvre son indépendance

La délégation algérienne participant, à New York, aux travaux de la 4e Commission de l’ONU, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation a souligné que la question du Sahara occidental demeure, au regard du cadre onusien, celle d’un territoire non autonome dont le processus de décolonisation n’est pas encore achevé, soulignant que l’absence d’un mécanisme international indépendant et permanent de surveillance des droits de l’homme limite le contrôle international de la situation dans le territoire.
Intervenant devant la Commission chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation (4e Commission) de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président de l’Académie de la jeunesse algérienne et membre du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Samir Bouaziz, a déclaré que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance est un « droit inhérent, inaliénable et imprescriptible, qui ne saurait être confisqué, différé ou remplacé par des arrangements imposés ou une politique du fait accompli, mais qu’il convient de permettre au peuple sahraoui d’exprimer librement et démocratiquement sa volonté ».
Il a insisté sur le fait que la responsabilité juridique et politique de l’ONU demeure engagée jusqu’à l’achèvement du processus de décolonisation, y compris la pleine mise en œuvre du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et jusqu’à ce que le peuple sahraoui puisse exercer librement et démocratiquement son droit à l’autodétermination.
De son côté, Tarek Djeklafi, conseiller à l’Académie de la jeunesse algérienne, a estimé que « l’attachement au processus de règlement politique sous l’égide des Nations Unies n’est pas simplement une option diplomatique, mais constitue l’unique voie à même de garantir la stabilité régionale en Afrique du Nord ».
Dans le même sens, le membre du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Yefri Benzerga, a évoqué « la longue attente du peuple sahraoui pour obtenir son droit à l’autodétermination (…) alors que les territoires sahraouis occupés connaissent de vastes opérations de pillage des ressources du peuple sahraoui par l’occupant marocain ».
« Combien de résolutions supplémentaires faudra-t-il pour que la volonté du peuple du Sahara occidental soit respectée ? et combien de générations devront attendre pour exercer leur droit à la liberté et à l’indépendance ? », s’est interrogé, pour sa part, le membre du Comité, Adel Ghabouli. « L’attente a un prix, payé par des familles séparées par des décennies de conflit, des réfugiés qui vivent depuis longtemps dans les camps et des jeunes qui veulent construire leur avenir sur leur terre », a-t-il ajouté.
Comme à son accoutumée chaque fois qu’il est question de voix soutenant les Nations unies et revendiquant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, la délégation marocaine a interrompu à plusieurs reprises les auditions des pétitionnaires réclamant ce droit.
Les interventions en faveur de la cause sahraouie et du droit de son peuple à l’autodétermination ont suscité de vives réactions parmi les membres de la délégation marocaine, qui ont tenté de perturber le bon déroulement de la séance, ce qui a provoqué de vives protestations de la part des délégations présentes.
(APS)




