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Turquie, Arabie saoudite et Pakistan scellent un accord de défense commun

L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont franchi une nouvelle étape dans leur rapprochement stratégique en signant un accord de défense prévoyant qu’une attaque armée contre l’un des trois pays serait considérée comme une attaque contre l’ensemble du partenariat.

Un pacte qui marque un renforcement significatif de la coopération sécuritaire entre trois puissances régionales, dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient.

L’accord, baptisé « Accord de défense conjoint de La Mecque », a été signé vendredi dans la ville sainte saoudienne par le prince héritier Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, selon des communiqués publiés par les trois pays.

Le texte prévoit que « toute attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre les trois ». Il prévoit également un approfondissement de la coopération dans les différents domaines de la défense.

L’accord trilatéral intervient quelques mois après la signature, en septembre, d’un pacte de défense mutuelle entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, selon lequel une agression contre l’un des deux pays serait également considérée comme une attaque contre l’autre.

Les trois capitales insistent toutefois sur le caractère défensif de leur accord.

Le gouvernement saoudien affirme que le pacte ne constitue « en aucun cas » un axe militaire ou un bloc religieux et qu’il n’est lié ni à des projets nucléaires ni à une course aux armements. Riyad assure également que l’accord ne remet pas en cause ses relations stratégiques avec ses partenaires du Golfe, du monde arabe ou de la communauté internationale.

Recep Tayyip Erdogan a, pour sa part, présenté le pacte comme un mécanisme fondé sur la « dissuasion collective ». Selon lui, il doit permettre d’approfondir la coopération militaire, de soutenir les projets industriels communs dans le secteur de la défense et de renforcer la lutte contre le terrorisme.

Le président turc a également souligné que l’accord s’appuyait sur le droit de légitime défense consacré par l’article 51 de la Charte des Nations unies et qu’il ne visait « aucun pays ».

(Agences)

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