Sahara Occidental : détérioration de l’état de santé du prisonnier Mohamed El Bachir Boutenkiza

L’état de santé du prisonnier civil sahraoui Mohamed El Bachir Boutenkiza s’est considérablement détérioré, en raison de la négligence médicale dont il fait l’objet de la part de l’occupant marocain, selon l’association pour la protection des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines.
Citant la famille du prisonnier, l’association a indiqué que M. Boutenkiza souffre depuis plusieurs années de troubles hémorroïdaires, dont les complications lui auraient récemment provoqué une hémorragie aiguë.
Malgré ses demandes répétées pour être examiné par un médecin spécialiste à l’extérieur de la prison et subir une intervention chirurgicale susceptible de mettre fin à ses souffrances, l’administration pénitentiaire s’est limitée à lui administrer des injections antalgiques trois fois par jour, une mesure qui, selon la même source, ne traite pas la maladie mais ne fait qu’atténuer temporairement les douleurs.
La famille a indiqué que Mohamed El Bachir Boutenkiza souffre d’arthrite et de rhumatismes chroniques, faisant état d’une négligence médicale qui perdure depuis 2014. Les symptômes de polyarthrite rhumatoïde sont apparus à cette époque, mais l’administration pénitentiaire aurait refusé de lui permettre de consulter un spécialiste à l’extérieur de la prison, se contentant, au fil des années, de lui administrer des analgésiques qui auraient eu, selon la famille, des répercussions directes sur ses fonctions hépatiques, aggravant ainsi son état de santé.
Face à cette situation, l’association pour la protection des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines a appelé à la libération immédiate de Mohamed El Bachir Boutenkiza ou à son transfert urgent vers un hôpital civil à l’extérieur de la prison afin qu’il puisse recevoir les soins nécessaires.
Elle a également demandé l’ouverture d’une enquête indépendante sur ce qu’elle qualifie de « négligence médicale délibérée ».
L’association a, en outre, appelé à mettre fin aux politiques qu’elle qualifie de « représailles et discriminatoires » visant les prisonniers civils sahraouis dans les prisons marocaines, imputant à l’occupant marocain la responsabilité juridique et morale de la vie et de l’intégrité physique du prisonnier.
Elle a enfin estimé que le silence de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l’homme face à ces faits, qu’elle qualifie de violations répétées à l’encontre des prisonniers sahraouis, contribue à leur persistance, affirmant que la vie de Mohamed El Bachir Boutenkiza est « en réel danger » et que tout retard dans une intervention pourrait avoir de graves conséquences.
(APS)




