
Des centaines d’étudiants ont manifesté, mardi, dans la ville de Nyala, au du Sud-Darfour, dans l’ouest du Soudan, pour rejeter l’accord signé entre le président du Conseil de souveraineté, Abdel Fattah Al-Burhan, et le Premier ministre civil, Abdallah Hamdok.
Des témoins oculaires ont déclaré à l’Agence Anadolu que des centaines d’étudiants ont défilé dans les rues de la ville, rejetant ce qu’ils ont décrit comme « coup d’État militaire » ainsi que l’accord politique signé entre Al-Burhan et Hamdok, tout en exigeant le retour au régime civil démocratique.
Selon des témoins, les manifestants portaient des drapeaux nationaux et des pancartes. Sur celles-ci on peut lire « Non au régime militaire », « le peuple est plus fort que les renégats » et « Oui au régime civil démocratique », note l’agence de presse turque.
Lundi, des manifestations ont eu lieu dans la capitale, Khartoum, et dans plusieurs villes, rejetant l’accord entre Al-Burhan et Hamdok, en réponse à l’appel de la « Déclaration de liberté et de changement – le Conseil central » et les comités de résistance, en vue de renverser ce qu’ils appelaient un « coup d’État » et réclamer un « État civil ».
Le 21 novembre dernier, Al-Burhan et Hamdok ont signé un accord politique de 14 points, notamment : le retour de ce dernier à son poste de Premier ministre, la formation d’un gouvernement de compétences, la libération de détenus, et les deux parties se sont engagées à travailler ensemble.
Des pays et des organisations régionales et internationales avaient salué l’accord, alors que des ministres isolés, des forces politiques et des acteurs populaires au Soudan l’ont rejeté, le considérant comme une tentative de légitimer le coup d’État et d’empêcher l’établissement d’un État civil et démocratique.




