Sahara Occidental : l’autodétermination, une référence fondamentale dans l’approche de l’ONU

Le dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la question du Sahara occidental confirme que le cœur de ce dossier demeure lié au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, en tant que droit inhérent et imprescriptible, a indiqué le politologue et expert en questions géopolitiques et sécuritaires, Ahmed Mizab.
Mizab a affirmé que ce droit constitue « une référence fondamentale » dans l’approche des Nations unies à l’égard de ce dossier. « L’importance de cette confirmation tient au fait que le statut final du Sahara occidental n’est toujours pas réglé et qu’aucun règlement politique ne saurait faire abstraction de la volonté du peuple sahraoui ni préjuger de l’issue de l’exercice de son droit à l’autodétermination », a précisé l’expert.
Pour lui, la question est, au fond, non pas simplement un différend politique ou régional, mais une question de décolonisation inscrite depuis des décennies à l’ordre du jour des Nations unies.
« Dans cette perspective, la relance du processus politique ne prend véritablement son sens que dans la mesure où elle contribue à permettre au peuple sahraoui d’exercer librement son droit à l’autodétermination, dans le respect de la légalité internationale et avec les garanties nécessaires », a-t-il expliqué.
L’expert en question géopolitiques et sécuritaires a estimé que la prorogation du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) confirme « la permanence de la responsabilité de l’ONU à l’égard de cette question, ainsi que l’importance de préserver le mécanisme onusien lié au processus politique et à l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit.
« Il importe également de maintenir une distinction claire entre les parties au conflit et les Etats voisins. Le Maroc et le Front Polisario sont les deux parties directement concernées par le conflit, tandis que l’Algérie demeure un Etat voisin et observateur, qui soutient le processus onusien et réaffirme son attachement aux principes du droit international et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », a-t-il dit.
Dans ce sens, M. Mizab a indiqué qu’il ne considère pas le dernier rapport de Guterres comme « une simple reconduction technique du mandat de la MINURSO », mais comme « la confirmation que la question du Sahara occidental n’est pas juridiquement ou politiquement close et que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination demeure un droit inhérent ».
Il a ajouté qu' »il ne saurait y avoir de règlement juste, durable et définitif de la question du Sahara occidental sans permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit imprescriptible, librement et sans contrainte, dans le cadre de la légalité internationale ».
Le Secrétaire général des Nations unies, Antionio Guterres, avait réaffirmé, dans son dernier rapport annuel sur le Sahara Occidental, le droit inaliénable du peuple sahraoui à autodétermination, tout en exprimant sa profonde préoccupation face à la situation des droits de l’homme dans le territoire occupé.
(APS)




