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Quel rôle pour les pays musulmans dans une conjoncture mondiale « complexe »

Les travaux de la 47e réunion du comité exécutif de l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) ont pris fin, lundi à Alger, par l’adoption de la « Déclaration d’Alger » qui a souligné l’impératif de coordonner les positions en cette conjoncture mondiale « complexe » et le soutien « indéfectible » à la cause palestinienne, note l’APS.

Les Etats membres ayant adopté cette Déclaration lue à la clôture des travaux de cette réunion de deux jours, ont mis l’accent sur « l’impératif de coordonner les positions, unifier les vues et intensifier la concertation entre les parlements des pays du monde islamique en cette conjoncture mondiale complexe sur fond de tensions et d’aggravation des conflits dans diverses contrées du monde ».

Cette conjoncture « nous interpelle plus que jamais à consolider l’unité entre les pays musulmans et coopérer conformément aux préceptes de notre religion », note la Déclaration.

Les pays musulmans ont longtemps été à l’écart des grands évènements internationaux caractérisés par le spectre du retour de la guerre froide.

La normalisation des relations diplomatiques entre certains pays arabes et Israël, n’a pas pu être empêchée par l’OCI dont la réaction a été timide.

La Déclaration d’Alger a condamné « toute forme d’ingérence dans les affaires internes des Etats car étant une violation des règles du droit international et du principe de la souveraineté des Etats », affirmant l’impératif de « respecter la souveraineté, la stabilité et l’intégrité territoriale de chaque Etat membre de l’Union conformément à la légalité internationale ».

Les Etats membres de l’OCI ont réitéré leur soutien « indéfectible » à la cause palestinienne et « la protection d’El Qods et des droits des palestiniens légitimes et imprescriptibles dont le droit à disposer d’eux-mêmes et au retour à leurs terres », aussi bien que leur soutien à l’initiative de paix arabe.

Ils ont appelé les factions palestiniennes à « mettre de côté leurs différends et à intensifier leurs efforts ensemble face aux politiques de l’entité sioniste et ses pratiques illégales notamment la judaïsation d’El Qods ».

Ce dont l’Algérie a appelé avec l’organisation du sommet de la Ligue Arabe le 1 novembre en Algérie.

Réunis au Centre international des conférence (CIC), les représentants des parlements des pays membres ont recommandé de faire connaitre les règles de l’Islam et de lutter contre l’idéologie terroriste, l’intégrisme et l’extrémisme violent pour faire face à la propagation de l’islamophobie et des organisations terroristes. Ils ont également appelé à l’activation du rôle de la culture et de l’identité afin de renforcer l’action commune à travers l’élaboration d’un projet culturel qui pourrait raviver les valeurs islamiques », note l’APS.

Impérative organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui

Par ailleurs, les Etats de l’Union ont exprimé leur préoccupation quant à la reprise de la guerre entre le Maroc et le Front Polisario, insistant sur l’impératif pour les « deux parties du conflit de revenir aux négociations directes sans conditions préalables et sous la direction de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura et l’appui de l’Union africaine (UA), et ce, dans le souci d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité et d’organiser un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui pour participer à la réalisation de la paix et la stabilité dans l’Afrique du nord, note l’APS.

Mounir Abi avec APS

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