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Pedro Sanchez : l’afflux de migrants irréguliers du Maroc vers Ceuta constitue une atteinte à l’intégrité territoriale de l’Espagne

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a affirmé vendredi depuis l’enclave espagnole de Ceuta que l’afflux massif de migrants irréguliers en provenance du Maroc au cours des dernières 24 heures représente une « atteinte à l’intégrité territoriale de l’Espagne », tout en soulignant que le gouvernement de son pays prendra toutes les mesures nécessaires pour reprendre le contrôle de la situation et garantir la sécurité des frontières.

Selon les médias espagnols, Pedro Sanchez s’exprimait lors d’une visite sur le terrain qu’il a effectuée à Ceuta pour suivre l’évolution de la crise, au moment où le ministère de l’Intérieur faisait état d’environ 49.000 migrants marocains ayant regagné la ville au cours des dernières 24 heures, dans un contexte d’intensification de la vague d’immigration irrégulière et de pressions croissantes sur les autorités espagnoles.

Le chef du gouvernement espagnol a insisté sur le fait que son gouvernement garantira la sécurité de Ceuta et son intégrité, affirmant que l’exécutif mobilisera tous les moyens disponibles pour y parvenir et assurer la sécurité de la ville ainsi que la tranquillité de ses habitants.

« L’intégrité de Ceuta, en tant que partie intégrante de notre nation, sa sécurité et la tranquillité d’esprit de nos compatriotes et résidents, sont garanties par l’action du gouvernement d’Espagne, quelles que soient les conditions nécessaires, et avec tous les moyens disponibles », a-t-il assuré.

Sanchez a imputé la responsabilité de la vague d’immigration irrégulière aux réseaux de traite des êtres humains, estimant qu’ils ont exploité la situation actuelle pour pousser des milliers de migrants à tenter de traverser vers l’enclave espagnole.

Il a indiqué que l’intensification des tentatives de passage était due à une interprétation qu’il a qualifiée de « tendancieuse », par les réseaux de passeurs, d’un arrêt de la Cour suprême espagnole il y a trois semaines, selon lequel il n’est pas possible de procéder au refoulement immédiat des migrants qui arrivent à la nage à Ceuta et Melilla, alors que le refoulement immédiat reste possible pour ceux qui tentent de franchir les clôtures frontalières.

(APS)

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