Afrique

Opération antiterroriste au Burkina Faso : un soldat tué, 39 terroristes neutralisés

Un soldat et 39 terroristes ont été tués lors d’une opération antiterroriste menée entre le 1er et le 10 décembre dans le Nord-Ouest du Burkina Faso, a annoncé hier l’armée burkinabè.

Lancée le 1er décembre, l’opération, baptisée « Feleho » ou « reprendre son bien » en langue locale bwamou, visait à « sécuriser la province des Banwa » dans la région de la Boucle du Mouhoun (Nord), « en démantelant les bases terroristes qui s’y sont installées et en mettant hors de combat les terroristes », indique un communiqué de l’état major des armées.

« Les actions offensives terrestres, combinées aux frappes de l’aviation et de l’artillerie ont permis d’obtenir des résultats tactiques importants : des bases terroristes ont été détruites aux environs des localités de Dio, Dissankuy, Montiokuy, Bourasso, Sanekuy », selon l’état-major.

L’armée détaille notamment deux affrontements avec des « groupes de terroristes ». Le premier, le 2 décembre dans les environs de Bolomakoté dans le département de Bondokuy où « au moins 15 terroristes ont été neutralisés (tués) », indique le communiqué.

Le deuxième, le 7 décembre, où les soldats ont « tendu une embuscade à un groupe de terroristes en mouvement près de Ouarkoye », tuant 24 d’entre eux, selon le texte.

« Côté ami, un soldat a malheureusement perdu la vie au tout début de l’opération.

On enregistre également une douzaine de soldats blessés lors des incidents survenus », ajoute l’armée.

La situation sécuritaire dans la Boucle du Mouhoun, particulièrement dans la province des Banwa, connaissait une dégradation depuis plusieurs mois.

Selon l’état-major, l’incursion de plusieurs dizaines de terroristes dans la ville de Solenzo avait entraîné le départ d’une grande partie de l’administration publique et des populations ainsi que la destruction de plusieurs édifices publics.

Depuis 2015, le Burkina Faso est régulièrement frappé par des attaques terroristes qui ont fait des milliers de morts et contraint quelque deux millions de personnes à fuir leurs foyers ».

APS

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