Maroc : à Casablanca, des démolitions brutales et des familles jetées à la rue sans relogement ni indemnisation

Les autorités marocaines ont lancé, lundi 13 avril 2026, une vaste opération de démolition dans le quartier de Derb Rmad, au cœur de l’ancienne médina de Casablanca, visant des habitations jugées menaçant ruine.
Maisons et commerces ont été ciblés par cette intervention, encadrée par un important dispositif sécuritaire déployé pour prévenir tout débordement, dans un climat tendu.
Sur le terrain, le choc est immense. Des familles entières ont été contraintes de quitter leurs logements dans la précipitation, sans solution de relogement ni accompagnement social. Beaucoup se retrouvent aujourd’hui sans abri, livrées à elles-mêmes, dans une situation d’extrême précarité.
Privés de ressources suffisantes, plusieurs habitants affirment être incapables de faire face aux coûts d’un logement temporaire. L’absence d’indemnisation et de dispositifs d’urgence accentue leur détresse et alimente un profond sentiment d’injustice.
Des images largement relayées sur les réseaux sociaux témoignent de scènes bouleversantes : des habitants en larmes, impuissants face à la destruction de leurs maisons, réduites en quelques heures à des amas de gravats.
Si les autorités marocaines justifient ces démolitions par des impératifs de lutte contre l’habitat insalubre, la méthode suscite une vive controverse. De nombreuses voix dénoncent une intervention menée sans garanties suffisantes pour la protection des habitants concernés, notamment en matière de relogement et de respect de la dignité humaine.
Cette opération ravive les inquiétudes autour de la gestion des politiques urbaines à Casablanca, où la question du relogement demeure un défi majeur face aux opérations d’éradication de l’habitat précaire.



