
Dans une interview accordée à la chaîne AL24NEWS, la ministre de l’Énergie de la République du Niger, Amadou Haoua, a mis en avant la qualité et la profondeur de la coopération énergétique entre le Niger et l’Algérie. Elle a souligné que l’Algérie demeure un partenaire privilégié pour son pays, forte de son expertise reconnue dans les domaines de la production d’électricité, des hydrocarbures, des infrastructures énergétiques et de la formation technique.
Elle a également insisté sur la dynamique positive et stratégique que connaît aujourd’hui cette coopération bilatérale, fondée sur une vision commune portée par les plus hautes autorités des deux États et reposant sur les principes de solidarité africaine, de respect mutuel et de recherche de solutions durables aux défis énergétiques du continent.
Selon elle, cette coopération s’est renforcée ces derniers mois à travers des projets concrets et des échanges techniques de haut niveau. L’objectif est de construire un partenariat énergétique structurant et mutuellement bénéfique, qui ne se limite pas à l’accès à l’électricité, mais contribue également à l’intégration énergétique africaine.
Elle a cité comme exemple la mise en service de la nouvelle centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne de Gorou Banda, à Niamey, capitale du Niger, qu’elle considère comme un symbole fort de la solidarité africaine et de la solidité des relations entre les deux pays.
Elle a adressé, au nom du gouvernement nigérien, ses remerciements aux autorités algériennes ainsi qu’au groupe Sonelgaz et aux experts des deux pays ayant contribué à la réalisation de ce projet.
Cette centrale, a-t-elle ajouté, ne se limite pas à la production d’électricité : elle constitue un levier de transformation économique et sociale, permettant d’améliorer l’approvisionnement énergétique, de stabiliser le réseau électrique et de soutenir les activités productives dans l’agriculture, l’artisanat et les services essentiels tels que les écoles et les centres de santé.
Elle a rappelé que l’énergie est aujourd’hui un facteur central de développement, de souveraineté économique et de création d’emplois, et non plus seulement un service public.
Concernant les perspectives, la ministre a indiqué que la coopération bilatérale est appelée à s’élargir dans plusieurs domaines stratégiques : développement de nouvelles capacités de production électrique, énergies renouvelables notamment solaire, interconnexions énergétiques, formation des ressources humaines et transfert de technologies.
Elle a souligné que le Niger dispose d’un potentiel solaire exceptionnel et de ressources naturelles importantes, tandis que l’expertise algérienne peut jouer un rôle clé dans l’accompagnement de cette transition.
Les deux pays étudient actuellement plusieurs projets prioritaires, dont la création d’un centre spécialisé dans les équipements électriques et les services énergétiques, l’électrification de la région d’Agadez, la valorisation du gaz naturel, ainsi que le renforcement des capacités du secteur électrique nigérien.
Elle a également mis en avant la vision stratégique de l’Algérie en matière de transition énergétique, considérée comme une opportunité de diversification économique, ainsi que son rôle potentiel dans le soutien à la transition énergétique africaine.
La ministre a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre effective des accords, à travers des mécanismes de suivi, des comités techniques, des calendriers précis et des objectifs mesurables, afin de garantir des résultats concrets au bénéfice des populations.
Elle a enfin souligné que le renforcement de la coopération entre le Niger et l’Algérie pourrait contribuer à la création de corridors énergétiques régionaux et au renforcement de la résilience des pays du Sahel.
Elle a conclu en appelant à une coopération africaine renforcée dans le domaine de l’énergie, affirmant qu’aucun pays africain ne peut relever, à lui seul, ses défis énergétiques sans mutualisation des ressources, des infrastructures et des expertises.
Elle a plaidé pour une Afrique énergétiquement souveraine, capable de soutenir son industrialisation, valoriser sa jeunesse et assurer son développement.
Elle a adressé un message d’espoir aux peuples nigérien et algérien, affirmant la volonté commune de bâtir une souveraineté énergétique africaine fondée sur une énergie fiable, accessible et durable, portée par des partenariats africains solides.
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