L’Ouganda déclare la fin de l’épidémie d’Ebola sur son territoire

Les autorités sanitaires ougandaises ont annoncé mardi que le pays était désormais « exempt » d’Ebola, après la sortie du dernier patient mi‑juin. Cette déclaration intervient alors que le virus continue de circuler dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le dernier patient atteint d’Ebola en Ouganda, un ressortissant congolais, a quitté l’hôpital le 22 juin. Sur les vingt cas confirmés au cours de cette épidémie, 18 ont pu quitter l’hôpital tandis que deux, originaires de la République démocratique du Congo, ont succombé à la maladie.
Le virus en cause, de type Bundibugyo, ne dispose ni de vaccin ni de traitement homologué. L’épidémie régionale a été classée urgence de santé publique internationale.
Face à la menace, les autorités ougandaises ont suspendu les transports avec la RDC, interdit les vols et reporté un grand rassemblement religieux prévu en juin. Le président avait également exhorté la population à éviter les poignées de main.
En RDC, la situation reste critique : 3 262 cas confirmés et 1 437 décès ont été recensés, soit l’épidémie la plus rapide jamais enregistrée dans le pays. Elle pourrait dépasser le précédent record national en quelques jours. Seule la flambée de 2014‑2016 en Afrique de l’Ouest, avec 28 000 cas et plus de 11 000 morts, a été plus meurtrière.
La propagation actuelle est aggravée par l’insécurité dans certaines zones, où les équipes médicales peinent à accéder aux communautés. Le traçage et l’isolement des contacts demeurent essentiels pour contenir la fièvre hémorragique.
(Agences)




