Sud du Liban: l’ONU alerte sur les destructions d’infrastructures civiles et les risques pour les déplacés

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a alerté sur la poursuite des destructions d’infrastructures civiles dans le sud du Liban, alors que l’intensification des agressions sionistes compromet le retour de milliers de personnes déplacées.
Dans un rapport publié vendredi, OCHA a indiqué, citant les autorités locales, que dans la municipalité de Mansouri, dans le gouvernorat du Sud, une école publique a été en grande partie détruite dans la nuit, après plusieurs jours d’intenses travaux de démolition dans la région.
Elle a également rapporté que de fortes explosions avaient été signalées dans la nuit sur la colline Ali al Taher, au sud de la ville de Nabatieh, dans le gouvernorat éponyme, suite à la destruction de tunnels souterrains.
Les déflagrations ont été ressenties dans plusieurs régions du sud du Liban et ont causé des victimes civiles et suscité l’inquiétude au sein de communautés déjà durement touchées par des mois d’agressions sionistes, de déplacements de population et de destructions , selon la même source.
Le Bureau onusien a souligné que la reprise des combats affecte également les personnes qui tentent de rentrer chez elles.
Selon les données communiquées par les partenaires et citées par OCHA, près de 29.000 personnes ont été recensées la semaine dernière, soit une baisse de 13 %.
Ce recul pourrait indiquer que le retour de l’insécurité dissuade certaines familles de rentrer, tandis que d’autres, déjà rentrées, pourraient désormais fuir à nouveau.
Le Bureau de l’OCHA a par ailleurs indiqué que l’accès humanitaire demeure difficile, précisant que jeudi – pour la première fois depuis le 29 juillet – un convoi humanitaire a reçu l’autorisation, via le Système de notification humanitaire, d’atteindre des villages frontaliers confrontés à des restrictions d’accès prolongées.
Il a ajouté que, depuis le 2 mars, le système a facilité 664 mouvements humanitaires, mais les agressions répétées et les barrières physiques érigées par l’armée sioniste continuent de restreindre l’accès.
OCHA réaffirme la nécessité de protéger les civils et les infrastructures civiles. La poursuite des hostilités empêche les populations de rentrer chez elles en toute sécurité et de manière durable, conclut le rapport onusien.




