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Le procureur général adjoint près la Cour d’Oran déconstruit les allégations de Kamel Daoud et ses sponsors

Le procureur général adjoint près la Cour d’Oran, Rozale Boumediene, a clarifié, en exclusivité à l’émission « Hebdo Show Algeria » de la chaine de télévision internationale « Al24 News », ce qui est qualifié d’« affaire Kamel Daoud », condamné, par contumace, à trois ans de prison, assortis d’une amende.
Dans son intervention, le procureur général adjoint près la Cour d’Oran a déconstruit les « arguments » fallacieux du prévenu, et discrédité la campagne médiatique menée par l’extrême droite française qui crie à « l’acharnement médiatique » contre l’écrivain .
« Le parquet général près la Cour d’Oran tient à préciser que la mise en mouvement de l’action publique, ainsi que l’enclenchement des procédures pénales, a été fait par les victimes et non par le ministère public».
Contrairement à ce que Kamel Daoud et à ses « amis » de l’extrême droite française, le prévenu est poursuivi en justice par l’association nationale des victimes du terrorisme et par sa victime, madame Saâda Arbane, et non par l’État.
« Il est important de souligner que le cours de procédures pénales garantit à toute victime le droit de mettre en mouvement l’action publique, indépendamment du ministère public, déposant une plainte avec constitution de partie civile auprès d’un juge d’instruction qui est tenu par la loi d’instruire la plainte de lui donner une suite », précise Rozale Boumediene.
«Dans l’affaire où monsieur Kamel Daoud a été condamné, il a été convoqué à maintes reprises par le juge d’instruction dans sa dernière demeure connue à Oran », rappelle le procureur général adjoint près la Cour d’Oran.
« Étant donné que l’instruction du dossier a duré plus d’une année, il avait l’opportunité de se présenter devant le juge d’instruction et faire valoir ses moyens de défense », selon Rozale Boumediene.
« Après la clôture de l’instruction, je tiens à préciser que l’instruction a été renvoyée devant la section des délits devant le tribunal de Fellioucene où le parquet a diligenté plusieurs citations à l’encontre du prévenu en vue de lui permettre de comparaitre à l’audience », explique le procureur général adjoint.
« À l’issue de ce procès, un jugement a été rendu, prononçant sa condamnation par défaut par le minimum légal de la peine, à savoir trois ans de prison, une amende de 300 000 D.A. et une indemnisation au profit de l’association des victimes du terrorisme », informe-t-il, soulignant que «Le prévenu peut toujours émettre une opposition qui rend le jugement non avenue ».
Les clarifications du procureur général prés la Cour d’Oran viennent éclairer l’opinion publique sur ce procès de droit que Kamel Daoud et ses sponsors tentent de présenter comme étant une cabale et qui n’en est pas une.
Des éclaircissement qui battent en brèche les manœuvres de ceux qui veulent être au-dessus de la loi, au détriment de victimes qui font confiance en la justice pour faire valoir leur droit.
Pour rappel, Kamel est condamné à trois ans de prison, assortis d’une amende et d’une indemnisation au bénéfice de l’association nationale des victimes du terrorisme, dans un premier procès l’opposant à cette association légale et reconnue par la loi.
Un deuxième procès l’attend, l’opposant à madame Saâda Arbane pour les mêmes chefs d’inculpation qui tombent sous l’article 46 de l’ordonnance 06/ 01 portant Charte pour la réconciliation nationale.
L’article en question punit toute instrumentalisation de la tragédie nationale.
Ce dont Kamel Daoud est reconnu coupable, en procès en première instance, en divulguant des informations personnelles de madame Saâda Arbane, ancienne patiente de l’épouse de Kamel Daoud, psychiatre de son état.
Pour rappel, Kamel Daoud a utilisé l’histoire tragique de madame Saâda Arbane, sans le consentement de cette victime, dont la famille a été assassinée par les terroristes et elle égorgée, perdant ses cordes vocales, pour la publication d’un livre intitulé « Houris » et qui a obtenu le prix Goncourt.
Un prix à n’importe quel prix ! Le prix de la honte pour Kamel Daoud et de ses sponsors.
Rédigé par Mounir Abi /AL24News



