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Lazzarini: l’expulsion de l’UNRWA à El-Qods occupée « mettrait en péril » le cessez-le-feu à Ghaza

Le commissaire général de  l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe  Lazzarini, a mis en garde mardi que l’interdiction par l’entité sioniste  des travaux de l’agence onusienne à El-Qods occupée, « mettrait en péril » le  cessez-le-feu en vigueur à Ghaza, après plus de 15 mois d’agression  sioniste dévastatrice.

« Limiter nos opérations maintenant, en l’absence d’un processus politique  et alors que la confiance dans la communauté internationale demeure très  faible, mettrait en péril le cessez-le-feu », à Ghaza, a averti Lazzarini,  lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation de l’UNRWA,  demandée et présidée par l’Algérie.

Alors que des dizaines de milliers de personnes retournent dans le nord de  l’enclave après 15 mois de guerre, M. Lazzarini a indiqué que tous les  Palestiniens de Ghaza se tournent désormais vers l’UNRWA, « l’agence qu’ils  ont connue toute leur vie », pour obtenir de l’aide.

Devant le Conseil de sécurité, le chef de l’UNRWA a rappelé que son  agence, forte de 13.000 personnes réparties dans 300 locaux, constitue « la  plus grande présence » de l’ONU à Ghaza. Dans ce contexte, il a jugé que limiter les opérations de l’agence  porterait non seulement atteinte au cessez-le-feu, mais « saboterait »  également le redressement et la transition politique à Ghaza.

Et d’ajouter que cela « compromettrait les capacités des Nations unies au  moment même où l’aide humanitaire doit être considérablement renforcée » et  « ne ferait qu’aggraver les conditions de vie déjà catastrophiques de  millions de Palestiniens ». En Cisjordanie occupée, a prévenu Lazzarini, la fin des opérations de  l’UNRWA « privera également les réfugiés palestiniens d’éducation et de  soins de santé ».

Le chef de l’UNRWA a, par ailleurs, indiqué que la menace posée par les  efforts politiques visant à démanteler son agence est aggravée par les  difficultés financières qu’elle traverse, alors que ses principaux  donateurs ont décidé de réduire ou de mettre fin à leurs contributions. Dans ce contexte, M. Lazzarini a lancé un appel urgent à une augmentation  du soutien financier à l’UNRWA, au versement rapide des fonds alloués et à  un déblocage des fonds suspendus.

(APS)

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