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Ghaza : la famine a provoqué la mort d’au moins 466 Palestiniens depuis 2024

Au moins 466 Palestiniens, dont 157 enfants, sont morts de malnutrition et de famine depuis 2024 dans la bande de Ghaza, a révélé, vendredi, le ministère de la Santé de Ghaza, ravagée par trois ans d’agressions sioniste génocidaire.

Ces chiffres, publiés à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre de chaque année, montrent qu’au moins 189 personnes âgées sont mortes de faim, ce qui représente 40,5 % des décès.

« Les taux de malnutrition et de famine à Ghaza ont atteint des niveaux catastrophiques », a déclaré le ministère palestinien de la Santé.

Il a précisé, à ce titre, que plus de 1,4 million de Palestiniens, soit environ 67 % de la population de Ghaza, devraient être confrontés à une insécurité alimentaire de niveau critique ou pire jusqu’à la fin de l’année 2026.

Plus de 158.000 cas de malnutrition aiguë ont été recensés chez les enfants de moins de 5 ans entre 2024 et août 2026, a ajouté le ministère.

Parmi ces enfants, 18 % souffraient de malnutrition aiguë sévère, mettant leur vie en danger, tandis que 12,2 % présentaient un retard de croissance, témoignant des conséquences des pénuries alimentaires sur leur développement.

Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est passé de 13,6 à 33,4 décès pour 1 000 naissances vivantes entre 2023 et 2025, selon le ministère.

Celui-ci estime que 74.200 enfants auront besoin d’un traitement contre la malnutrition aiguë d’ici avril 2027.

Chez les femmes enceintes, la prévalence de l’anémie a atteint 61 % en 2026, contre 41 % avant la guerre, a indiqué le ministère.

« Environ 4.000 pertes de grossesse ont été recensées au cours du premier semestre 2026, soit plus de trois fois le nombre enregistré pendant les six mois précédents », a-t-il ajouté.

Les organisations de défense des droits humains dénoncent, depuis des mois, l’utilisation par les autorités sionistes de la famine comme une arme de guerre dans le cadre du génocide à Ghaza.

En mars 2025, l’occupation sioniste a renforcé les restrictions imposées aux points de passage frontaliers, empêchant des milliers de camions d’aide humanitaire, qui attendaient aux frontières, d’entrer dans l’enclave.

Ces restrictions sont intervenues après une aggravation de la faim dans le nord de Ghaza, provoquée par le blocus et les limitations imposées à l’acheminement des denrées alimentaires et des fournitures de secours.

Certains habitants ont ainsi été contraints de manger des aliments pour animaux et des plantes sauvages.

Selon le bureau des médias du gouvernement de Ghaza, l’entité sioniste n’a autorisé l’entrée que d’environ 34 % des camions d’aide humanitaire prévus dans le cadre des accords conclus.

« Le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental qui ne disparaît pas en temps de guerre », a affirmé le ministère, appelant la communauté internationale à prendre des mesures immédiates afin de garantir l’entrée sûre, continue et sans restriction de denrées alimentaires, de compléments nutritionnels thérapeutiques et de médicaments dans la bande de Ghaza.

APS

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