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Ghaza : 60 % des cas pris en charge concernent des traumatismes directs, selon l’MSF

L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a indiqué  qu' »environ 60 % des cas pris en charge dans les structures de  l’organisation dans la bande de Ghaza au cours des six derniers mois  concernaient des traumatismes directs », soulignant que « la situation  sanitaire ne s’est pas sensiblement améliorée après le cessez-le-feu, entré  en vigueur le 10 octobre 2025 ».

Dans une déclaration aux médias vendredi, la responsable de l’unité de  sensibilisation en santé mentale de MSF, Shaimaa Odeh, a qualifié la  situation sanitaire dans l’enclave de « suffocante », notant que « malgré  l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, le 10 octobre  2025, les conditions de vie et de santé demeurent fortement dégradées ».

Selon Mme Odeh, les restrictions sur l’acheminement des fournitures  médicales ont fortement affecté les services de santé, rendant difficile  l’accès à des médicaments essentiels, en particulier pour les maladies  chroniques comme l’insuline.

Elle a également fait état d’une pénurie aiguë d’équipements chirurgicaux,  de matériel de stérilisation et de dispositifs de prévention des  infections, ce qui a eu des répercussions négatives sur la qualité des  soins et la capacité des équipes médicales à traiter les patients.

Mettant en garde contre « la propagation de maladies liées à la dégradation  des conditions de vie, notamment des affections cutanées, des diarrhées et  des maladies respiratoires, en raison du manque d’eau potable et de  l’insuffisance des services d’assainissement », Mme Odeh a fait observer que  « des maladies telles que la gale sont devenues plus répandues, en  particulier chez les enfants dans les centres d’hébergement et les camps de  fortune, dans un contexte de manque d’hygiène et de soins adéquats ».

Soulignant enfin que « la souffrance de la population se poursuit malgré  les annonces d’apaisement, dans un contexte de pénurie sévère de ressources  et de dégradation des services de base », elle a appelé « à une mobilisation  internationale urgente pour sauver ce qui reste du système de santé à  Ghaza ». (APS)        

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