TSGP: un projet structurant au service de la sécurité énergétique et de l’intégration africaine

Le projet du gazoduc transsaharien (TSGP), dont les travaux de réalisation du tronçon algérien ont été lancés jeudi, revêt une portée stratégique majeure, tant pour la sécurité énergétique mondiale que pour l’intégration économique de l’Afrique.
Voici une fiche technique sur ce projet énergétique considéré comme l’un des plus ambitieux du continent, destiné à acheminer le gaz naturel du Nigeria vers l’Algérie, en passant par le Niger, en vue de son exportation vers les marchés internationaux, notamment européens:
– Le projet est développé conjointement par Sonatrach, la Nigerian National Petroleum Company (NNPC) et la Société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep).
– La longueur totale du gazoduc est d’environ 4.327 km, répartis entre les trois pays : 1.185 km au Nigeria, 720 km au Niger et 2.422 km en Algérie.
– La capacité annuelle du gazoduc est estimée entre 20 et 30 milliards de mètres cubes par an, sur une période d’exploitation de 30 ans.
– Le gazoduc est dimensionné pour un diamètre de 48 pouces.
– 21 stations de compression sont prévues : 6 au Nigeria, 4 au Niger et 11 en Algérie.
– Terminal de départ : Qua Iboe Terminal (QIT), situé au sud du Nigeria.
– Terminal d’arrivée : Beni Saf ou El Kala, sur la côte algérienne, offrant des débouchés vers les marchés internationaux via la Méditerranée.
– Tronçon algérien : Le gazoduc transsaharien empruntera le corridor de la route transsaharienne, depuis la frontière algéro-nigérienne jusqu’au Centre national de dispatching du gaz (CNDG) de Hassi R’Mel.
Son tracé a été optimisé afin de longer les principales infrastructures existantes, notamment les réseaux routiers et les gazoducs déjà en exploitation, permettant ainsi de bénéficier des synergies logistiques et techniques offertes par les installations en place.
A partir du hub gazier stratégique de Hassi R’Mel, le TSGP sera raccordé au réseau national de transport de gaz ainsi qu’aux infrastructures d’exportation déjà opérationnelles en Algérie, assurant ainsi son intégration optimale aux systèmes régionaux et internationaux d’acheminement du gaz naturel.
– Le projet est réalisé à la suite de l’adoption et de la validation, par la commission de pilotage lors de sa cinquième réunion ministérielle tenue mercredi à Alger, du rapport final actualisé de l’étude de faisabilité du TSGP.
Ce rapport, réalisé par le bureau d’études international Penspen et finalisé le 31 mars dernier, couvre huit volets :
1 – Marché du gaz et approvisionnement (Gas Market and Supply)
2 – Sélection du corridor et tracé du gazoduc (Technical Concept)
3 – Evaluation environnementale et sociale préliminaire (Preliminary E&S)
4 – Estimation des coûts (Cost Estimate)
5- Analyse économique et financière (Economic and Financial Analysis)
6- Planification du projet (Planning)
7- Cadre juridique et législatif (Legislation) 8- Analyse des risques (Risk Analysis)
– Le projet a été relancé en vertu de la déclaration et de la résolution trilatérales signées respectivement le 16 février 2022 et le 28 juillet 2022 entre l’Algérie, le Nigeria et le Niger.
– Le TSGP figure parmi les projets phares du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), aux côtés de la route transsaharienne Alger-Lagos et du projet de liaison par fibre optique entre le Nigeria et l’Algérie.
(APS)




