Santé

Covid- 19 : les clairs- obscurs de l’OMS ; l’Europe face à un nouveau sous variant d’Omicron

Tenant sa dixième réunion sur la Covid-19, à la fin de la semaine écoulée, le Comité d’urgence du Règlement sanitaire international de l’OMS s’est prononcé contre l’interdiction des voyages internationaux et la vaccination obligatoire pour entrer dans les pays.

Le Comité onusien a invoqué l’inefficacité de telles mesures pour enrayer la propagation du variant Omicron, recommandant de «lever ou d’assouplir les interdictions de circulation internationale, car elles n’apportent aucune valeur ajoutée et continuent de contribuer au stress économique et social des Etats parties», a-t-il souligné dans ses conclusions.

Pour l’agence sanitaire mondiale des Nations Unies, la mise en œuvre d’interdictions générales de voyager «n’est pas efficace pour supprimer la propagation internationale et peut décourager la notification transparente et rapide des variants émergents préoccupants», explique- t- elle encore.

En revanche, l’OMS sur le maintien de l’alerte sur l’urgence de santé publique de portée internationale.

A ses yeux, la pandémie reste toujours un événement extraordinaire «qui continue de nuire à la santé des populations du monde entier et présente un risque de propagation internationale», via l’interférence avec le trafic international, fait- elle remarquer. Une occurrence qui « requiert une réponse internationale coordonnée » a recommandé, ainsi, l’agence sanitaire mondiale de l’ONU, à titre de conclusion.

Cela au moment où son Bureau régional pour l’Europe a publié, une fiche d’information, mise à jour, sur le variant Omicron et qui visait à répondre aux «spéculations, hypothèses et informations erronées communiquées au sujet du variant Omicron» de la COVID-19, est-il indiqué.

« Le mythe très répandu selon lequel Omicron ne causerait que des formes bénignes de la maladie est l’une des erreurs les plus pernicieuses » surligne le document, rendu public mercredi dernier, soulignant encore que si Omicron pouvait sembler causer moins d’hospitalisations et être moins grave que le variant Delta, il ne devrait «en aucun cas être considéré comme bénin».

Par ailleurs, un nouveau sous variant d’Omicron est venu, dernièrement, s’inviter aux débats.

Baptisé BA.2, ce sous-variant a été repéré, depuis quelques semaines, dans plusieurs pays du monde, et notamment, en Europe.

Comme le variant Delta avant lui, le variant Omicron, en se répliquant, a généré des « petits frères », des sous-lignages qui comportent une ou deux mutations par rapport au génome d’origine, expliquent les spécialistes.

Ces derniers admettent que pour l’heure, ses caractéristiques précises n’ont pas encore été analysées mais, pour eux, certaines données attirent l’attention, avançant, dans cette veine, que ce sous-variant serait ainsi devenu majoritaire au Danemark, où il a remplacé progressivement le BA.1, le variant Omicron « classique » et «où le nombre de cas quotidien est reparti à la hausse depuis quelques jours», ont-ils relevé.

En revanche, en France, où il a également été détecté, il reste à « des niveaux très faibles » a affirmé, jeudi, le ministre français de la Santé, Olivier

Véran, lors d’une conférence de presse, dédiée à la même thématique.

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