Conseil sécurité de l’ONU : la Russie et la Chine contre l’ingérence étrangère au Mali
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni et s’est divisé, mardi 11 janvier, sur la situation au Mali et lors de la réunion. Les pays africains et la France auraient voulu rassembler le conseil pour qu’il adopte une position unie à l’égard des militaires au pouvoir au Mali. Et que la communauté internationale se range derrière la Cédéao, qui a imposé de nouvelles sanctions à Bamako, pour protester contre la non tenue des élections comme promis. Mais la Russie et la Chine ont bloqué le projet de déclaration
Lors de la réunion, le représentant de l’ONU au Mali a briefé le Conseil de sécurité et a rappelé aux 15 membres les circonstances qui ont fait reculer l’élection présidentielle à la fin de 2026, la réaction de la Cédéao et les sanctions annoncées.
Pour lui, l’organisation continuera à œuvrer aux côtés des autorités maliennes, de la Cédéao et de l’UA pour sortir de l’impasse. Après tout, « le soutien à la transition est bien inscrit au mandat de la Minusma », a-t-il rappelé.
La France, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont rejeté une transition de cinq ans au Mali et soutenu les sanctions annoncées par la Cédéao.
De leur côté, la Russie et la Chine ont plaidé pour la non-ingérence au Mali. Le représentant de Bamako a dénoncé lui aussi, dans la lignée de la déclaration du président de la transition Assimi Goïta, les annonces « illégales et illégitimes » de la Cédéao.




