Blocus sioniste sur Ghaza : plus de 57 enfants morts en martyrs à cause de la malnutrition

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde mardi, contre l’impact de la faim sur « toute une génération » d’habitants de la bande de Ghaza, en proie à des agressions sionistes barbares depuis octobre 2023, relevant que plus de 57 enfants Palestiniens seraient morts en martyrs des suites de malnutrition dans l’enclave palestinienne.
Citant des données du ministère palestinien de la Santé, l’OMS indique qu’au moins 57 enfants sont morts des effets de la malnutrition à Ghaza, depuis le début du blocus de l’aide humanitaire le 2 mars dernier, alors que l’armée sioniste a repris ses frappes sur l’enclave palestinienne.
Depuis le début des agressions sionistes contre Ghaza, l’intégralité de la population Palestinienne, soit environ 2,1 millions de personnes, est confrontée à « un risque critique de famine », avec 22% de la population bientôt dans une situation « catastrophique », ont alerté lundi des agences de l’ONU.
Du 1er avril au 10 mai, le consortium, qui classe le niveau d’insécurité alimentaire selon cinq niveaux (IPC), a classé 244.000 personnes en situation de catastrophe (niveau 5), et 925.000 en niveau 4 (urgence). « C’est une détérioration significative par rapport à la précédente analyse de l’IPC » publiée en octobre, note le rapport.
S’exprimant lors d’une conférence de presse de l’ONU à Genève, le Représentant de l’OMS pour les territoires palestiniens occupés, Richard Peeperkorn, a décrit la situation comme « l’une des pires crises de la faim au monde », marquée par des pénuries « de denrées alimentaires et de fournitures médicales ».
Peeperkorn a indiqué avoir vu dans les cliniques des enfants qui paraissaient des années plus jeunes que leur âge, avertissant que « si la situation persiste, près de 71.000 enfants de moins de cinq ans devraient souffrir de malnutrition aiguë au cours des onze prochains mois », et que près de 17.000 femmes enceintes « sont également menacées ».
Selon l’OMS, les Palestiniens de Ghaza sont pris au piège dans un « cycle dangereux », où la malnutrition affaiblit le système immunitaire, où les maladies se propagent rapidement en raison du manque d’eau propre et d’assainissement, et où l’accès aux soins de santé est pratiquement inexistant.
« Nous savons tous que les conséquences à long terme de la malnutrition peuvent durer toute une vie : retard de croissance, troubles du développement cognitif, problèmes de santé, etc », a-t-il alerté, avertissant que les stocks de l’OMS à Ghaza « ne permettent de traiter que 500 autres enfants souffrant de malnutrition aiguë, ce qui ne représente qu’une fraction des besoins urgents ».
(APS)




