Agression sioniste à Jénine : la Ligue des Etats arabes appelle à une « action arabe urgente »

Le Conseil de la Ligue des Etats arabes a appelé, mardi, « à une action arabe urgente », afin « de mettre un terme aux agressions sionistes contre le peuple palestinien et assurer sa protection ».
Dans un communiqué sanctionnant sa session extraordinaire convoquée dans le sillage de l’énième agression sioniste contre la ville de Jénine et son camp, le Conseil de la Ligue arabe « a appelé à une action arabe urgente, notamment par l’intermédiaire du comité ministériel arabe à composition non limitée chargé par le Sommet arabe d’agir au niveau international pour fournir une protection internationale au peuple palestinien ».
En outre, « le Conseil a décidé de mener des visites, des contacts et (d’adresser) des messages (…) au Conseil de sécurité, à ses membres et aux centres de décision internationaux, en vue de mettre en œuvre les résolutions internationales relatives à la cessation des agressions sionistes sous toutes leurs formes contre le peuple palestinien et à sa protection internationale, y compris les résolutions 2334 (en 2016), 904 (en 1994) et 605 (en 1987) du Conseil de sécurité et la résolution 10/20ES/RES/A (2018) de l’Assemblée générale des Nations unies, et de tenir l’entité sioniste, Puissance occupante, responsable de toutes les conséquences de ses agressions », ajoute le document.
Constatant que le Conseil de sécurité ne parvient pas à jouer son rôle et à assumer ses responsabilités dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, le Conseil de la Ligue arabe a indiqué que l’Assemblée générale des Nations unies sera invitée à prendre les résolutions nécessaires pour mettre fin à l’agression sioniste contre le peuple palestinien, mettre en œuvre les résolutions des Nations Unies relatives à la protection internationale du peuple palestinien et à l’octroi de la pleine adhésion de l’Etat de Palestine aux Nations unies.
Par ailleurs , le Conseil a demandé à la Cour pénale internationale de remplir ses responsabilités en vertu de la Charte de Rome qui l’a fondée en ce qui concerne l’enquête pénale sur les crimes de guerre et les crimes
contre l’humanité perpétrés par I’entité sioniste contre le peuple palestinien sans défense, y compris les crimes de colonisation, d’annexion et d’agression contre les villes, les villages et les camps de réfugiés ».
Il a demandé, enfin, à la communauté internationale de « faire pression sur l’entité sioniste, pour qu’elle autorise la Commission d’enquête (…) créée par le Conseil des droits de l’Homme le 21 mai 2021, à entrer dans le territoire de l’Etat de Palestine occupée pour exercer son mandat d’enquête sur les faits concernant les crimes et violations sionistes commis dans le territoire palestinien occupé ».
APS


