Pezeshkian appelle à des négociations fondées sur le respect mutuel

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, que la poursuite des « mesures hostiles » et des pressions exercées par les États-Unis constituait un obstacle majeur à la restauration de la confiance et aux progrès des négociations en cours.
Le site de la présidence iranienne a indiqué que ce dernier échange téléphonique constitue le cinquième contact entre Massoud Pezeshkian et Shehbaz Sharif depuis l’attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février dernier.
Les deux dirigeants ont discuté des derniers développements politiques et sur le terrain, ainsi que du processus de consolidation du cessez-le-feu dans la région et du suivi des initiatives diplomatiques en cours à Islamabad.
Lors de cet échange, le président iranien a insisté sur la nécessité de définir une compréhension commune et un cadre politique clair entre les parties concernées par la crise, estimant que le dépassement de la situation actuelle exige une vision partagée susceptible de préparer le terrain à un dialogue effectif.
Il a souligné que cette compréhension mutuelle constitue une condition essentielle à toute démarche sérieuse de résolution des questions en suspens.
Pezeshkian a également critiqué les récentes mesures américaines, affirmant qu’elles ont renforcé les restrictions terrestres et maritimes imposées contre l’Iran. Selon lui, ces évolutions représentent un « obstacle sérieux » à toute tentative de restauration de la confiance ou de relance du processus diplomatique.
Le président iranien a ajouté que la combinaison de messages appelant au dialogue, tout en maintenant le blocus maritime et les pressions opérationnelles, compromet de fait toute possibilité de créer un climat positif.
Il a affirmé que l’Iran n’avait pas été à l’origine de la guerre ni cherché à étendre l’instabilité, estimant cependant que la poursuite des mesures américaines hostiles contredit les déclarations officielles en faveur d’un règlement politique. Selon lui, cette contradiction a accru la méfiance du peuple iranien et des responsables iraniens à l’égard de Washington.
S’interrogeant sur les intentions de l’autre partie, Massoud Pezeshkian a déclaré que la situation actuelle suscite des doutes quant à une possible « nouvelle manœuvre préparant une agression », remettant en question l’existence d’une réelle volonté de dialogue, au regard de la concomitance entre les appels à la négociation et la poursuite des pressions.
Il a enfin souligné que l’Iran considère qu’aucune négociation ne peut aboutir sans une politique fondée sur le respect mutuel et la construction de la confiance, plutôt que sur la menace et la contrainte, rappelant que Téhéran ne revendique que ses droits légitimes dans le cadre du droit international.




