EuropeInternationalMoyen-Orient

Adoption par l’entité sioniste de deux lois visant à interdire les activités de l’UNRWA : l’AFPS dénonce « l’inertie des Etats »

L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) a dénoncé, mercredi, « l’inertie des Etats » face à l’entité sioniste qui a adopté deux lois visant à interdire les activités dans les territoires palestiniens occupés de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), en violation flagrante des principes fondamentaux du droit international.

« L’Association France Palestine Solidarité dénonce l’inertie des Etats dont la France qui, en dépit des alertes lancées par les responsables de l’UNWRA ou des ONG qui prévenaient des intentions de (l’entité sioniste), se sont contentés de condamnations plus ou moins fermes », a affirmé l’association dans un communiqué.

Selon l’AFPS, « en tant que membres de l’ONU, les Etats ont obligation de faire respecter sa Charte ainsi que les agences créées par elle, c’est particulièrement la responsabilité de la France, membre permanent du Conseil de sécurité ». Estimant que les Etats doivent « imposer la présence de l’UNRWA partout où elle a reçu son mandat (Cisjordanie, Ghaza, Liban, Syrie, Jordanie) et garantir plus que jamais les conditions de son fonctionnement », l’association a plaidé pour la « fin de l’impunité de (l’entité sioniste) qui dure depuis trop longtemps ».

« Il en va de la crédibilité, voire de la survie, de l’ONU, trop souvent dégradée par la passivité et le renoncement complice de ses membres », a-t-elle ajouté. « En liquidant l’UNRWA, (l’entité sioniste) cherche à se débarrasser de la  question des réfugiés de Palestine dans une tentative délibérée de leur  retirer leur statut et leur droit au retour », a-t-elle expliqué, soulignant  que cette nouvelle législation sioniste « contrevient non seulement aux  principes fondamentaux des droits humains qui ont conduit à la création de  l’UNRWA par l’Assemblée générale des Nations unies, mais viole toute une  série d’obligations juridiques internationales » de l’entité sioniste. Elle a cité, à ce titre, celles découlant de la Convention pour la prévention du génocide et des ordonnances de la Cour internationale de justice ainsi que le Statut de Rome portant création de la Cour pénale internationale.

« Mettre fin à l’UNRWA et à ses services ne priverait pas les Palestiniens de leur statut de réfugiés, mais affaiblirait considérablement leurs moyens d’existence », a-t-elle déploré. Pour cette organisation française de solidarité avec la Palestine, l’adoption des deux lois est « la dernière étape d’une opération de discrédit et de délégitimation de l’UNRWA, dans le but ultime de liquider cette agence onusienne » et « une énième punition collective contre le peuple palestinien ».

L’entité sioniste « veut l’empêcher de rendre aux réfugiés palestiniens les services dont ils ont besoin. Des services particulièrement indispensables dans le contexte actuel tant à Ghaza que dans les camps de réfugiés de Cisjordanie où l’UNWRA intervient », a souligné l’AFPS. C’est même « précisément pour cela qu’elle est la cible de ceux qui cherchent à anéantir le peuple palestinien dans son ensemble », a soutenu l’AFPS.

(APS)  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page