Violences liées aux gangs en Haïti : plus de 1.600 personnes tuées durant le 1er trimestre de 2025

Plus de 1.600 personnes ont été tuées au cours du premier trimestre de l’année 2025, dans des violences liées aux gangs en Haïti, a déploré l’ONU, dans un rapport publié mercredi, relevant que la situation des droits de l’Homme dans ce pays, était extrêmement préoccupante, marquée par des crimes de masse, des enlèvements, des violences à l’encontre des femmes, entre autres.
Entre le 1er janvier et le 31 mars derniers, au moins 1.617 personnes ont été tuées et 580 autres blessées dans des violences impliquant des gangs, des groupes d’autodéfense ou des membres de la population, ainsi que lors d’opérations menées par les forces de sécurité, indique ce rapport publié par le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH).
Parallèlement, durant cette même période, au moins 161 enlèvements contre rançon ont été recensés.
Le premier trimestre a été marqué par l’intensification des activités des groupes criminels pour étendre leur influence territoriale dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs.
Le rapport met également en lumière les graves conséquences des activités des gangs sur les femmes et les enfants. Face à ces abus, les autorités ont lancé plusieurs initiatives en vue de lutter contre l’impunité, avec l’appui des Nations Unies.
Le Conseil présidentiel de transition et le gouvernement ont notamment adopté un décret créant des pôles judiciaires spécialisés pour traiter des crimes de masse, des violences à l’égard des femmes et des enfants, et des crimes financiers.
Pour la Directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, la situation en Haïti devient de plus en plus critique, et « chaque jour, les expulsions et la violence des gangs aggravent une situation déjà fragile », appelant à davantage de soutien des donateurs et de la communauté internationale.
« Il s’agit d’une crise aggravée qui s’étend au-delà de la capitale, avec des expulsions transfrontalières et des déplacements internes convergeant vers des endroits comme Belladère », a précisé de son côté, le chef de mission de l’OIM en Haïti, Grégoire Goodstein, alertant sur la difficulté de l’acheminement de l’aide « qui devient de plus en plus difficile », car les acteurs humanitaires se retrouvent piégés aux côtés des personnes qu’ils tentent d’aider.
(APS)




