L’Algérie met en avant, à Genève, ses efforts pour renforcer l’écosystème de l’innovation

L’Algérie a mis en avant, mardi à Genève, ses efforts soutenus en matière d’innovation et de structuration de son écosystème, tant à l’échelle nationale que continentale, soulignant le rôle central de l’innovation dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.
Intervenant lors de la séance plénière d’ouverture de la 29e session de la Commission de la science et de la technologie au service du développement (CSTD), le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a rappelé la création, en 2020, d’un département ministériel dédié à l’économie de la connaissance et aux start-up. Une initiative qui traduit, a-t-il souligné, la volonté ferme de l’État algérien de bâtir un écosystème de l’innovation structuré, performant et dynamique.
Dans cette dynamique, le ministre a également mis en exergue les initiatives lancées depuis 2022, notamment l’organisation annuelle de la Conférence africaine des start-up. Cet événement vise à renforcer la coopération entre les pays africains et à favoriser l’émergence d’un marché continental intégré de l’innovation.
Par ailleurs, M. Ouadah a relevé que, malgré les progrès notables enregistrés à l’échelle mondiale en matière d’innovation, le continent africain accuse encore un certain retard. Il a ainsi plaidé pour un renforcement des financements consacrés à la recherche et au développement, ainsi que pour un soutien accru aux travaux de recherche menés au sein des universités africaines.
Insistant sur les leviers à activer, il a appelé à la consolidation des écosystèmes de recherche et développement et à l’harmonisation des politiques publiques à l’échelle africaine, afin de créer davantage d’opportunités pour les jeunes et les porteurs de projets innovants. Il a également souligné l’importance de la coopération internationale pour atteindre ces objectifs.
En conclusion, le ministre a affirmé que l’Algérie demeure pleinement confiante dans le rôle de la science, de la technologie et de l’innovation en tant que moteurs d’actions transformatrices, équitables et coordonnées, au service de l’Agenda 2030. Il a toutefois insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts, au sein de l’Union africaine, des pays du Sud et de la communauté internationale, en appui aux travaux de la CSTD.
Pour rappel, la Commission de la science et de la technologie au service du développement (CSTD) est un organe subsidiaire du Conseil économique et social, l’un des six principaux organes des Nations unies.




